Publié le 29 novembre 2025 à 14h07. Une nouvelle étude révèle que les bénéfices significatifs observés grâce au tirzépatide, un médicament contre l’obésité, tendent à s’estomper après l’arrêt du traitement, soulignant la nécessité potentielle d’une prise en charge à long terme.
- Les patients obèses ayant perdu du poids grâce au tirzépatide reprennent en moyenne au moins 25 % de ce poids dans l’année suivant l’arrêt du traitement.
- L’amélioration des paramètres de santé tels que la tension artérielle, le cholestérol et la glycémie s’inverse également progressivement.
- La poursuite du traitement médicamenteux pourrait être nécessaire pour maintenir les bénéfices à long terme chez les personnes souffrant d’obésité chronique.
Les résultats de cette étude, publiée dans la revue JAMA Internal Medicine, mettent en lumière les défis liés au maintien de la perte de poids à long terme, même avec l’aide de médicaments innovants. L’obésité chronique est une maladie complexe, associée à un risque accru de complications cardiovasculaires et métaboliques, et sa prise en charge nécessite une approche globale.
L’étude, nommée SURMOUNT-4, a suivi 783 participants, dont 670 ont terminé une phase initiale de 36 semaines sous tirzépatide, puis ont été répartis aléatoirement entre la poursuite du traitement ou un placebo pendant 52 semaines supplémentaires. L’analyse s’est concentrée sur 308 participants ayant perdu au moins 10 % de leur poids initial pendant la phase active du traitement.
Les résultats montrent que la perte de poids moyenne observée pendant les 36 premières semaines, soit environ 21,9 %, n’est pas durable sans maintien du traitement. La reprise de poids a varié selon les individus : 54 participants ont limité la reprise à moins de 25 % de leur perte initiale, tandis que 74 participants ont repris 75 % ou plus de leur poids perdu. Près de 9 % des participants ont même dépassé leur poids de départ, avec une reprise de plus de 100 %.
Cette reprise de poids s’accompagne d’une détérioration des paramètres cardiométaboliques. La tension artérielle systolique a augmenté de 6,8 mmHg à 10,4 mmHg selon le niveau de reprise pondérale, tandis que les taux de triglycérides et de cholestérol non HDL ont également augmenté. Les marqueurs de résistance à l’insuline ont également montré des changements défavorables.
Seul un petit groupe de participants, ceux qui ont limité leur reprise de poids à moins de 25 %, n’ont pas présenté de changements statistiquement significatifs dans certains paramètres, tels que le tour de taille, les triglycérides et l’insuline à jeun. Cependant, même chez ces participants, certains marqueurs lipidiques et insuliniques sont restés améliorés par rapport à leur état initial.
Les chercheurs soulignent que ces résultats suggèrent qu’une intervention pharmacologique à court terme ne suffit pas à garantir des bénéfices durables pour la majorité des patients. Selon les auteurs, une prise en charge continue, combinant médicaments et modifications du mode de vie, pourrait être nécessaire pour maintenir la perte de poids et améliorer la santé métabolique des personnes souffrant d’obésité chronique.
Pour en savoir plus sur les stratégies pour perdre du poids, vous pouvez consulter l’expérience de Henrique Fogaça avec le « régime de la jungle » ou utiliser le calculateur de calories de Globo pour estimer vos besoins caloriques quotidiens.