San José, 5 janvier – Les autorités sanitaires costariciennes tirent la sonnette d’alarme face à une augmentation inquiétante de l’entrée illégale de médicaments sur le territoire, principalement via la frontière nord. Cette situation représente un danger sérieux pour la santé publique et exige une vigilance accrue de la part des citoyens et des autorités.
Ces dernières semaines, un nombre croissant de médicaments circulant sans les garanties de sécurité minimales a été détecté. Ces produits, introduits irrégulièrement au Costa Rica, échappent à tout contrôle sanitaire et à toute traçabilité. Ils peuvent être périmés, conservés dans de mauvaises conditions, falsifiés, ou encore contrefaits, compromettant ainsi leur efficacité et la sécurité des patients.
Un nombre significatif de ces médicaments ne figurent pas sur le registre national de la santé, ce qui signifie qu’ils n’ont pas été évalués par les autorités compétentes en termes de qualité, de sécurité et d’efficacité. Le risque ne se limite pas à l’absence d’effet thérapeutique, mais inclut également la possibilité de provoquer de graves effets indésirables, d’aggraver une maladie préexistante ou de favoriser le développement de résistances aux traitements, notamment en ce qui concerne les antibiotiques.
Le Collège des pharmaciens du Costa Rica met en garde contre l’achat de médicaments dans des lieux non autorisés tels que les rues, les parcs, auprès de vendeurs ambulants, sur les réseaux sociaux ou via des applications de messagerie. Ce qui peut sembler être une solution économique peut s’avérer coûteux en termes de santé.
L’institution appelle donc la population à acquérir ses médicaments exclusivement dans les pharmacies dûment accréditées par le Collège des pharmaciens et le Ministère de la Santé. Ces établissements garantissent la traçabilité des produits, leur conservation appropriée – incluant le maintien de la chaîne du froid lorsque nécessaire – le respect des bonnes pratiques pharmaceutiques et les conseils professionnels d’un pharmacien responsable.
Les citoyens sont également encouragés à signaler aux autorités toute activité suspecte liée à la vente, à la distribution ou à la commercialisation illégale de médicaments. Un signalement rapide est essentiel pour protéger la santé publique et empêcher la circulation de ces produits dangereux.
« La santé ne doit pas être compromise au nom d’économies ou d’un accès facilité. Un médicament mal géré peut causer plus de tort que de bien. La sécurité des patients commence par un achat responsable », a déclaré la Dre Aura Gabriela Jara Pérez, présidente du Collège des pharmaciens du Costa Rica.
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