Publié le 2024-02-29 14:35:00. Une étude internationale d’envergure révèle un lien étroit entre le niveau de développement humain d’un pays et la condition physique de sa population, avec des disparités notables entre les sexes. Cette recherche, menée sur plus de 119 000 adultes à travers 24 pays, souligne l’importance de l’activité physique pour la santé et la longévité.
- La condition physique, mesurée par le VO2max, est corrélée au niveau de développement humain (IDH) des pays étudiés.
- Cette association est particulièrement marquée chez les femmes, notamment dans les pays à IDH intermédiaire.
- L’étude examine également l’influence de l’indice d’inégalité entre les sexes (GII) sur la condition physique.
Une forme physique optimale, ou capacité cardiorespiratoire (CRF), est un indicateur clé de bonne santé et de potentiel de longévité. Pour évaluer cette capacité, les chercheurs se sont appuyés sur le VO2max, qui correspond au volume maximal d’oxygène que le corps peut utiliser pendant un effort intense. Cette nouvelle étude, basée sur l’analyse systématique de 95 études menées dans 24 pays différents, a permis d’examiner la condition physique de plus de 119 000 adultes.
L’équipe de recherche, issue du Karolinska Institutet (KI) et de l’Université des sports de Shanghai, a cherché à déterminer si des liens existaient entre la condition physique, le niveau de développement humain (IDH) et l’indice d’inégalité entre les sexes (GII). L’IDH, un indicateur composite, prend en compte des facteurs tels que l’éducation, le revenu et l’espérance de vie. Le GII, quant à lui, mesure les disparités entre les hommes et les femmes en matière de santé, d’éducation et d’accès à la vie professionnelle.
Les résultats de l’étude mettent en évidence une tendance claire : les populations vivant dans des pays affichant un IDH plus élevé présentent, en moyenne, une meilleure condition physique. Cette corrélation est particulièrement prononcée chez les femmes. Les jeunes femmes issues de pays à IDH intermédiaire affichent un VO2max moyen de 31,2 ml/kg/min, contre 28,5 ml/kg/min pour celles vivant dans des pays à IDH faible. Il est à noter que l’augmentation de l’IDH, au-delà d’un certain seuil (passant d’un niveau intermédiaire à un niveau élevé), n’entraîne que des améliorations marginales de la condition physique.