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Une radiothérapie à dose unique avant une intervention chirurgicale peut éradiquer le cancer du sein : salle de presse

Publié le 17 novembre 2025. Une nouvelle approche thérapeutique, consistant en une unique dose de radiothérapie ciblée, pourrait permettre d'éradiquer complètement les tumeurs dans la majorité des cas de cancer du sein hormono-positif à un stade précoce, selon…

Une radiothérapie à dose unique avant une intervention chirurgicale peut éradiquer le cancer du sein : salle de presse

Publié le 17 novembre 2025. Une nouvelle approche thérapeutique, consistant en une unique dose de radiothérapie ciblée, pourrait permettre d’éradiquer complètement les tumeurs dans la majorité des cas de cancer du sein hormono-positif à un stade précoce, selon une étude prometteuse menée par l’UT Southwestern Medical Center.

  • Une dose unique de radiothérapie ciblée pourrait éliminer les tumeurs chez la plupart des femmes atteintes d’un cancer du sein hormono-positif opérable à un stade précoce.
  • Cette approche permettrait de réduire considérablement le volume de tissu irradié et la durée du traitement, tout en offrant plus de flexibilité pour la chirurgie reconstructive.
  • Les premiers résultats de l’étude montrent un taux de réponse pathologique complète de 72 % chez les patientes traitées.

À Dallas, au Texas, des chercheurs du UT Southwestern Medical Center ont mis au point un protocole de traitement innovant qui pourrait révolutionner la prise en charge du cancer du sein hormono-positif, la forme la plus courante de cette maladie. Publiés dans JAMA Network Open, les résultats de cette étude suggèrent qu’une irradiation ciblée, administrée avant la chirurgie et d’autres traitements, pourrait s’avérer aussi efficace, voire plus, que les méthodes conventionnelles.

Traditionnellement, les patientes atteintes d’un cancer du sein sont traitées par une combinaison de chirurgie, de radiothérapie, de chimiothérapie et de médicaments hormonaux. De nombreuses femmes optent également pour une chirurgie reconstructive du sein, souvent programmée avant la radiothérapie. L’approche proposée par l’équipe de l’UT Southwestern inverse cet ordre, en administrant une dose unique de radiothérapie ciblée avant toute intervention chirurgicale.

Selon le Dr Asal Rahimi, professeur de radio-oncologie et responsable de l’étude, cette nouvelle méthode présente de nombreux avantages :

« Il s’agit d’une avancée majeure dans le domaine. Ce protocole de traitement permet aux patients de gagner beaucoup de temps, d’épargner une grande partie de leurs tissus de l’irradiation et de leur permettre de subir tout type de chirurgie oncoplastique de leur choix, tout en traitant très efficacement leur maladie. »

Asal Rahimi, M.D., professeur de Radio-oncologie, vice-président associé au développement des programmes et directeur médical du Bureau de recherche clinique au Centre de cancérologie complet Harold C. Simmons.

L’étude a porté sur 44 patientes atteintes d’un cancer du sein à un stade précoce et hormono-positif. Elles ont été réparties en trois groupes et ont reçu une dose unique de rayonnement de 30, 34 ou 38 Gy (Gray, unité de mesure de la dose de rayonnement). Après un traitement médicamenteux bloquant les hormones et une période d’attente moyenne de 9,8 mois, elles ont subi une intervention chirurgicale pour retirer tout tissu tumoral résiduel.

Les résultats ont été très encourageants : dans 72 % des cas, les chirurgiens n’ont détecté aucune tumeur résiduelle, indiquant une « réponse pathologique complète ». De plus, 21 % des patientes ont présenté une « réponse presque complète », avec une réduction du cancer de plus de 90 %.

L’analyse des données a révélé que la durée de l’attente avant la chirurgie était un facteur déterminant dans la réponse au traitement. Plus l’intervalle était long, plus la probabilité de disparition de la tumeur était élevée, indépendamment de la dose de rayonnement ou de la taille de la tumeur. Le Dr Rahimi explique que ce délai permet aux cellules cancéreuses de mourir ou d’être éliminées par le système immunitaire.

Le Dr Marilyn Leitch, professeur de chirurgie et titulaire de la chaire distinguée de la famille ST Harris en chirurgie mammaire, souligne l’importance de cette nouvelle approche :

« Une grande partie de la recherche actuelle sur le cancer du sein cherche des moyens de réduire l’étendue de la chirurgie, de la radiothérapie et/ou du traitement médical nécessaire pour traiter complètement le cancer du sein à un stade précoce. Il est très excitant de faire partie d’une recherche innovante qui peut améliorer la qualité de vie de nos patientes atteintes d’un cancer et minimiser l’étendue du traitement dont elles ont besoin. »

Marilyn Leitch, M.D., professeur de Chirurgie.

Cette nouvelle approche pourrait également permettre aux patientes de mieux planifier leur chirurgie et de réduire les perturbations dans leur vie quotidienne. L’équipe de recherche est actuellement en train de recruter des patientes pour un essai clinique de phase deux (RAPS), financé par le Cancer Prevention and Research Institute of Texas (CPRIT). Si les résultats de cet essai confirment ceux de l’étude initiale, une dose initiale ciblée de rayonnement pourrait devenir une nouvelle option thérapeutique pour les femmes atteintes d’un cancer du sein à un stade précoce et hormono-positif.

Les principaux collaborateurs de cette étude à l’UT Southwestern incluent le Dr Basak Dogan, directeur de la recherche en imagerie mammaire et professeur de Radiologie ; le Dr Prasanna Alluri, professeur adjoint de radio-oncologie ; et le Dr Sunati Sahoo, professeur de Pathologie.

À propos du centre médical UT Southwestern : UT Southwestern est l’un des principaux centres médicaux universitaires des États-Unis, intégrant recherche biomédicale de pointe, soins cliniques exceptionnels et formation de pointe. Ses professeurs ont reçu six prix Nobel et comptent parmi leurs rangs 24 membres de l’Académie nationale des sciences, 25 membres de l’Académie nationale de médecine et 13 chercheurs de l’Howard Hughes Medical Institute. Le corps professoral à temps plein, composé de plus de 3 200 personnes, est à l’origine de progrès médicaux révolutionnaires et s’engage à traduire rapidement la recherche scientifique en nouveaux traitements cliniques. Les médecins de l’UT Southwestern prodiguent des soins dans plus de 80 spécialités à plus de 140 000 patients hospitalisés, à plus de 360 000 cas aux urgences et supervisent près de 5,1 millions de visites ambulatoires par an.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.