Publié le 29 décembre 2025 à 09h08. Le Royaume-Uni est confronté à une vague de maladies respiratoires, notamment une augmentation des cas d’adénovirus, un agent pathogène souvent bénin mais qui inquiète les autorités sanitaires en raison de sa propagation rapide et de son impact sur les jeunes enfants.
- Les cas d’adénovirus sont en baisse en Angleterre, mais restent préoccupants, en particulier chez les enfants de moins de cinq ans (taux de positivité de 9,9 %).
- Cette vague de maladies est exacerbée par la circulation de la « super grippe » H3N2 et d’autres virus respiratoires.
- Bien que qualifiée de « maladie incurable » dans certains rapports, l’infection à adénovirus est généralement bénigne et se résout d’elle-même en quelques semaines.
Une vague de maladies respiratoires frappe actuellement le Royaume-Uni, mettant à rude épreuve le système de santé. Au cœur des préoccupations, un agent pathogène longtemps méconnu : l’adénovirus. Si les premiers rapports alarmistes évoquaient une « maladie incurable », les dernières données de l’UKHSA (Agence britannique de la santé et de la sécurité) nuancent ce constat, tout en soulignant la nécessité d’une vigilance accrue.
Selon le rapport de surveillance officiel de l’UKHSA, le taux de positivité à l’adénovirus a légèrement augmenté pour atteindre 1,7 % lors de la semaine 51, après une brève baisse de 1,7 % à 1,2 %. Les enfants de moins de cinq ans sont les plus touchés, avec un taux de positivité de 9,9 %. Cette situation s’inscrit dans un contexte plus large de forte circulation virale, avec notamment la propagation de la « super grippe » H3N2, comme le soulignait récemment un article de Frankfurter Rundschau.
Pourquoi les autorités sanitaires parlent-elles d’un scénario potentiellement grave ? The Independent évoque toujours le « pire scénario » pour la Grande-Bretagne. L’inquiétude concernant l’adénovirus est d’autant plus forte qu’elle se superpose à la circulation habituelle des rhumes et autres virus respiratoires hivernaux.
Les adénovirus sont des virus très contagieux qui circulent tout au long de l’année, mais dont la propagation est facilitée pendant l’hiver. Ils peuvent affecter différentes parties du corps : les voies respiratoires supérieures et inférieures, les yeux, le système digestif et même les reins, comme l’explique MyLondon.
Les symptômes sont souvent similaires à ceux d’un rhume ou d’une grippe : toux, écoulement nasal, fièvre, mal de gorge et ganglions lymphatiques enflés. Dans les cas les plus graves, une pneumonie, une conjonctivite ou des troubles gastro-intestinaux accompagnés de diarrhée et de vomissements peuvent survenir.
Si certains rapports parlent d’une « maladie incurable », il est important de souligner qu’il existe des moyens d’atténuer les symptômes. Le Manchester University NHS Foundation Trust précise : « L’infection virale devrait se résoudre d’elle-même, mais cela peut prendre jusqu’à six à huit semaines. » Le traitement est principalement symptomatique, reposant sur le repos, une hydratation adéquate et la prise d’analgésiques en vente libre. Les personnes âgées, les jeunes enfants et les personnes immunodéprimées sont particulièrement vulnérables.
La transmission se fait par gouttelettes lors de la toux et des éternuements, par contact direct ou par le biais de surfaces contaminées. L’UKHSA recommande de suivre les mesures d’hygiène de base : se couvrir la bouche et le nez en toussant ou en éternuant, se laver régulièrement les mains et aérer les pièces lors de rassemblements.
Parallèlement, les autorités sanitaires surveillent également la propagation d’une nouvelle variante du norovirus. Les experts craignent l’arrivée d’une « grande saison » épidémique. (Sources utilisées : UKHSA, The Independent, MyLondon) (moi)
