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Utilisation d’un smartphone chez les préadolescents liée à la dépression, à l’obésité et au manque de sommeil

Publié le 1er décembre 2023. Une étude de l'American Academy of Pediatrics met en évidence un lien préoccupant entre l'accès précoce aux smartphones et une augmentation des risques de dépression, d'obésité et de troubles du sommeil chez les…

Utilisation d’un smartphone chez les préadolescents liée à la dépression, à l’obésité et au manque de sommeil

Publié le 1er décembre 2023. Une étude de l’American Academy of Pediatrics met en évidence un lien préoccupant entre l’accès précoce aux smartphones et une augmentation des risques de dépression, d’obésité et de troubles du sommeil chez les préadolescents.

  • Les jeunes ayant un smartphone avant l’âge de 12 ans présentent un risque accru de dépression (31 %), d’obésité (40 %) et de manque de sommeil (62 %).
  • La surveillance parentale et la limitation du temps d’écran semblent atténuer ces effets négatifs.
  • Ces résultats interviennent alors que les législateurs américains examinent des projets de loi visant à protéger la sécurité des enfants en ligne.

L’utilisation croissante des smartphones chez les enfants et les adolescents est au cœur d’une nouvelle étude menée par l’American Academy of Pediatrics (AAP). Publiée prochainement dans la revue Pediatrics, cette recherche a analysé les données de plus de 10 000 jeunes, comparant ceux qui ont reçu leur premier smartphone avant l’âge de 12 ans à ceux qui l’ont eu plus tard, à l’entrée dans l’adolescence.

Les résultats sont sans appel : l’accès précoce à ces appareils est associé à une augmentation significative de problèmes de santé mentale et physique. Plus précisément, les jeunes ayant un smartphone avant l’âge de 12 ans sont 31 % plus susceptibles de souffrir de dépression, 40 % plus susceptibles de développer une obésité et 62 % plus susceptibles de rencontrer des troubles du sommeil.

Les chercheurs soulignent la nécessité d’un encadrement clair pour les parents et les jeunes concernant l’utilisation des smartphones.

« Compte tenu de nos résultats, il est évident qu’un cadre concret est nécessaire pour conseiller sur la possession d’un smartphone chez les enfants et les jeunes adolescents afin de soutenir un développement plus sain des jeunes. »

Chercheurs de l’American Academy of Pediatrics

L’étude précise toutefois que la surveillance parentale et la mise en place de limites quant à la durée et aux moments d’utilisation peuvent atténuer ces risques. Les jeunes bénéficiant d’un tel encadrement présentent de meilleurs résultats en termes de bien-être.

La publication de ces conclusions intervient à un moment crucial, alors que la Chambre des représentants américaine examine actuellement 19 projets de loi visant à renforcer la sécurité et la confidentialité des enfants en ligne. Parmi ces propositions figure le Kids Online Safety Act (KOSA), adopté par le Sénat l’année dernière mais bloqué à la Chambre. Plus d’informations sur les débats législatifs.

L’étude de Pediatrics souligne également l’importance de prendre en compte les conséquences négatives potentielles pour les jeunes qui n’ont pas accès à un smartphone, notamment en termes d’isolement social. Elle appelle donc à une approche équilibrée, qui protège les jeunes vulnérables tout en soutenant les familles dans leur rôle éducatif.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.