Publié le 9 janvier 2026 à 21h04. L’achèvement du projet routier Bucaramanga – Barrancabermeja – Yondó, à 98%, est bloqué par des désaccords financiers entre l’Agence nationale des infrastructures (ANI) et le concessionnaire, suscitant l’inquiétude des autorités locales et des syndicats de Santander.
- Le gouverneur de Santander et les syndicats locaux demandent au gouvernement national de débloquer la situation et de finaliser les travaux.
- Un glissement de terrain survenu en octobre 2023 a mis en évidence la nécessité de construire un viaduc, mais aucun accord n’a été trouvé sur le financement.
- La résolution du litige passe par une décision d’un tribunal international concernant la répartition des coûts.
Les autorités de Santander tirent la sonnette d’alarme face au retard persistant dans l’achèvement de l’Unité Fonctionnelle 8 (UF8) de la route Bucaramanga – Barrancabermeja – Yondó. Le gouverneur Juvenal Díaz Mateus et les organisations syndicales de la région ont conjointement appelé le gouvernement national à intervenir afin de débloquer la situation et de permettre la finalisation de ce projet routier crucial pour l’économie locale.
Dans une lettre adressée au président Gustavo Petro, à la ministre des Transports, María Fernanda Rojas, et au président de l’ANI, les signataires ont exprimé leur préoccupation quant à l’impact négatif du blocage sur la compétitivité de la région, la sécurité routière et les coûts logistiques. Ils soulignent que la non-achèvement de l’UF8 maintient la route dans un état « d’inopérabilité partielle ».
Selon des informations obtenues par Vanguardia, le principal obstacle réside dans un désaccord entre l’ANI et le concessionnaire Ruta del Cacao concernant le financement des travaux de réparation suite au glissement de terrain survenu le 1er octobre 2023. La construction d’un viaduc est envisagée comme solution, mais les parties n’ont pas réussi à s’entendre sur les modalités de financement.
Roberto Uparela, vice-président exécutif de l’ANI, a expliqué que les négociations sont au point mort.
« Nous avons eu quelques difficultés. En décembre, nous avons reçu une nouvelle proposition pour le procès-verbal du concessionnaire, nous l’avons examinée et nous avons envoyé notre contre-proposition le 6 janvier »
a-t-il déclaré. L’objectif est de parvenir à un accord permettant de finaliser l’UF8.
La situation est d’autant plus complexe que la décision finale sur la répartition des coûts devra être tranchée par un tribunal international. Le concessionnaire a déjà engagé une procédure de demande de paiement, dont l’issue déterminera qui assumera les dépenses liées à la construction du viaduc.
L’ANI estime que, une fois un accord trouvé et le procès-verbal signé, il faudra environ un an pour obtenir les modifications nécessaires au permis environnemental, puis deux ans pour réaliser les travaux de construction. Cela signifie que l’achèvement complet de la route Bucaramanga – Barrancabermeja – Yondó pourrait prendre encore trois ans.
La finalisation de ce projet permettrait non seulement de relier les principaux pôles économiques de Santander, mais aussi de permettre au concessionnaire d’entrer dans une phase d’exploitation et de maintenance plus rémunératrice. L’ANI souligne l’importance de cette étape pour assurer la viabilité financière du projet.
Un élément clé du litige concerne l’« Autre 14 », un accord signé en 2021 qui a modifié le tracé de la route dans l’UF8, évitant ainsi la construction de trois viaducs initialement prévus. Cette modification est au cœur des discussions devant le tribunal international.
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