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Viol présumé à Cornell : les membres de la fraternité Chi Phi parlent de consentement

Une étudiante de l’université Cornell, identifiée sous le nom de Jane Doe, a porté plainte pour un viol collectif présumé par sept membres de la fraternité Chi Phi survenu en…

Viol présumé à Cornell : les membres de la fraternité Chi Phi parlent de consentement

Une étudiante de l’université Cornell, identifiée sous le nom de Jane Doe, a porté plainte pour un viol collectif présumé par sept membres de la fraternité Chi Phi survenu en 2024, déclenchant des manifestations et des appels à la démission du président de l’université, Michael Kotlikoff.

En octobre 2024, une étudiante de l’université Cornell, alors âgée de 20 ans, a déposé une plainte pour viol collectif présumé par sept membres de la fraternité Chi Phi. Selon ses déclarations, elle aurait été droguée et agressée sexuellement pendant plusieurs heures lors d’une soirée. La police de l’université a mené une enquête, mais aucune poursuite pénale n’a été engagée. Les sanctions imposées aux sept étudiants ont été jugées trop légères par la victime et ses soutiens.

Le 19 ou 20 octobre 2024, la plaignante, surnommée « Jane Doe » pour protéger son anonymat, a été violée par sept étudiants de la fraternité Chi Phi après avoir été droguée à la kétamine. Elle a déclaré avoir été « encerclée par des lions » et avoir ressenti « l’impression d’être un appât ».

La police du campus de Cornell a reçu la plainte le 8 novembre 2024, trois semaines après les faits. L’enquête a révélé que la plaignante avait consommé de l’alcool et de la kétamine, mais la police a transmis un résumé de six pages au bureau du procureur, qui a décidé de ne pas engager de poursuites. Des messages SMS entre la victime et certains des accusés ont été révélés, notamment un échange où une amie de Jane Doe a déclaré : « Tu sais qu’elle ment. Et tu sais que nous ne ferions jamais ça ». Les sanctions imposées aux sept étudiants ont été jugées trop légères : seuls deux ont été expulsés, les autres recevant des suspensions ou des devoirs supplémentaires.

Manifestations étudiantes et pression sur le président

Lundi 5 octobre 2026, plus d’un millier d’étudiants ont manifesté sur le campus de Cornell pour dénoncer la gestion de l’affaire. Des pancartes portaient des messages comme « Le consentement est obligatoire » et « Combien d’autres Jane Doe ? ».

Cornell police received tip about Chi Phi fraternity seeking to keep alleged gang rape under wraps

Le président de l’université, Michael Kotlikoff, a reconnu les lacunes dans la gestion de l’affaire lors d’une vidéo publiée sur le site de l’université. « Nous devons tout mettre en œuvre pour empêcher que ce qui est arrivé à Jane Doe ne se reproduise », a-t-il déclaré. Il a également annoncé l’ouverture d’une enquête externe indépendante, soutenue par la gouverneure de New York, Kathy Hochul, qui a critiqué la police du campus pour ne pas avoir transmis intégralement le récit de la plaignante aux procureurs.

La gouverneure de New York, Kathy Hochul, a ordonné la nomination d’un procureur spécial pour réexaminer l’enquête de 2024. « Aucune institution ne peut protéger sa réputation au détriment d’une jeune femme réclamant justice », a-t-elle affirmé. L’enquête a été rouverte après la médiatisation de l’affaire, avec des éléments nouveaux sur la gestion de l’université. Le procureur Matthew Van Houten a expliqué qu’il n’avait pas engagé de poursuites car le résumé de six pages de la plainte décrivait des actes « volontaires et consentis ».

Le conseil académique de Cornell a prévu un vote de censure à l’encontre des dirigeants de l’université. La fraternité Chi Phi a été suspendue, et l’université a mis en place un groupe de travail sur les agressions sexuelles, recommandant une meilleure sensibilisation au Title IX et à la « citoyenneté sexuelle ».

Réactions des autorités et enquêtes

Des messages SMS entre la victime et certains des accusés ont été révélés, notamment un échange où une amie de Jane Doe a déclaré : « Tu sais qu’elle ment. Et tu sais que nous ne ferions jamais ça ». Les membres de la fraternité Chi Phi ont affirmé que les personnes impliquées étaient « consentantes », selon des interrogatoires obtenus par ABC News. « La rumeur qui circulait était qu’il s’agissait d’une chose consentie », a déclaré un membre de la fraternité.

Aux États-Unis, l
Photo : Radio France

Le président de l’université, Michael Kotlikoff, a qualifié les allégations de « profondément troublantes » et a reconnu que l’institution n’avait pas toutes les réponses pour le moment, mais s’est engagé à mener les enquêtes nécessaires.

Appel à une réforme de la loi et débats sur la culture du viol

L’affaire a relancé le débat sur la prévention des agressions sexuelles et la culture du viol au sein des fraternités. Des personnalités publiques, comme l’actrice Florence Pugh, ont soutenu le mouvement #IAmJaneDoe, qui vise à protéger l’anonymat des victimes. « Ne protégez pas les violeurs », a-t-elle déclaré sur Instagram, après avoir été censurée pour ses commentaires sur l’affaire. La gouverneure de New York a également annoncé des réformes pour améliorer la lutte contre les violences sexuelles.

Viol collectif présumé à Cornell: la plaignante a été «abandonnée» par ceux qui devaient la protéger

Le journal étudiant The Cornell Daily Sun a révélé les noms des sept accusés, qui ont été largement relayés dans la presse.

Le président de l’université a reconnu les lacunes dans la gestion de l’affaire, affirmant que « ce qui est arrivé à Jane Doe est profondément troublant et pèsera lourdement sur notre communauté pendant de longues années ».

Phone calls, records suggest some Cornell frat brothers tried to contain 'gang rape' allegations

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.