Home SantéVotre hanche peut indiquer votre problème de santé : elle est considérée comme un signe précoce du diabète de type 2 – Last Minute Life News

Votre hanche peut indiquer votre problème de santé : elle est considérée comme un signe précoce du diabète de type 2 – Last Minute Life News

by Sophie Martin

Publié le 2024-02-29 14:35:00. Des chercheurs ont découvert que des changements subtils dans la forme du muscle grand fessier pourraient être des indicateurs précoces de troubles métaboliques comme le diabète de type 2, ouvrant la voie à de nouvelles méthodes de diagnostic et de suivi.

  • La forme du muscle grand fessier pourrait signaler un déclin métabolique avant que celui-ci ne soit détectable par les méthodes traditionnelles.
  • Des différences significatives existent entre les hommes et les femmes dans la manière dont le muscle réagit au diabète de type 2.
  • L’analyse tridimensionnelle de la forme musculaire pourrait permettre un suivi plus précis de l’efficacité des traitements et des programmes d’exercices.

Une nouvelle étude présentée par la Société Radiologique d’Amérique du Nord (RSNA) révèle que le plus grand muscle du corps humain, le grand fessier, pourrait receler des indices précieux sur la santé métabolique. L’équipe de recherche, dirigée par Marjola Thanaj de l’Université de Westminster, a identifié des modifications de la forme musculaire associées à un risque accru de développer des maladies telles que le diabète de type 2.

Selon les chercheurs, un amincissement localisé, un gonflement vers l’extérieur ou des déformations dues à l’accumulation de graisse dans le grand fessier peuvent signaler une détérioration précoce de la fonction métabolique. Thanaj explique que ces changements pourraient être « un précurseur structurel d’un déclin de la santé musculaire qui n’est pas encore cliniquement reconnu ». L’équipe a utilisé l’imagerie par résonance magnétique (IRM) pour créer des modèles musculaires tridimensionnels et analyser avec précision les déformations de surface.

L’étude, basée sur l’analyse de 61 290 images IRM issues de la UK Biobank, a mis en évidence des différences notables entre les hommes et les femmes atteints de diabète de type 2. Chez les hommes, les chercheurs ont observé un affaissement vers l’intérieur et une atrophie locale à la surface du muscle. Chez les femmes, en revanche, le volume musculaire tend à s’étendre vers l’extérieur, en raison d’une infiltration de graisse plus importante dans et entre les muscles.

« La même maladie peut produire des signatures morphologiques complètement opposées dans les muscles masculins et féminins. Cette différence est une distinction biologique que les méthodes de mesure actuelles ne peuvent pas capturer. »

Marjola Thanaj, Université de Westminster

Des différences similaires ont été observées en cas de fragilité. Alors que la masse musculaire globale diminue chez les hommes, les effets chez les femmes semblent plus localisés.

Les chercheurs estiment que l’analyse tridimensionnelle de la forme musculaire pourrait offrir une nouvelle approche pour surveiller la santé structurelle du muscle, en particulier chez les patients diabétiques. Elle permettrait de suivre l’évolution de la restructuration musculaire au fil du temps et d’évaluer plus précisément l’impact de la physiothérapie et des programmes d’exercices.

L’étude a analysé 86 variables différentes, incluant des données biologiques, des informations sur le mode de vie et l’état de santé des participants à la UK Biobank, afin d’identifier les paramètres métaboliques, hormonaux et physiologiques potentiellement liés à la forme musculaire. Cet ensemble de données complet a permis de formuler de nouvelles hypothèses sur les raisons de ces différences significatives entre les sexes.

Thanaj souligne que la détection précoce des altérations de la forme musculaire pourrait permettre d’identifier les personnes à risque de développer un diabète et d’adapter les stratégies de prévention et de traitement. À l’avenir, la « modélisation statistique de la forme » pourrait intégrer l’évaluation clinique de routine, contribuant ainsi à une meilleure détection des risques, un suivi thérapeutique plus précis, le développement de stratégies spécifiques au genre et le maintien de la mobilité et de la santé musculaire tout au long de la vie.

Les chercheurs insistent sur le fait que la compréhension des traces laissées par les maladies métaboliques sur les tissus musculaires pourrait conduire à la mise au point de méthodes de dépistage de nouvelle génération.

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