Home Technologie et scienceWorld Cross Country Championships 2026: Megan Keith leads British hopes

World Cross Country Championships 2026: Megan Keith leads British hopes

by Thomas Caron

La course en cross, discipline autrefois incontournable des programmes scolaires, peine aujourd’hui à susciter l’enthousiasme du grand public et souffre d’un manque de reconnaissance financière qui décourage les athlètes de haut niveau. Malgré une communauté de passionnés toujours active, ce sport semble avoir perdu de son prestige.

Le déclin de la course en cross est particulièrement frappant au regard de l’essor des courses sur route et des marathons. Pourtant, les souvenirs souvent peu glorieux des cross scolaires – terrains boueux, froid glacial et tenue vestimentaire empruntée – pourraient expliquer ce désintérêt général. Au niveau élite, la situation est similaire.

« Le prestige n’a rien à voir avec ce que j’ai connu », déplore Tim Hutchings, dernier athlète britannique à avoir remporté une médaille lors des Championnats du monde de cross-country (une médaille d’argent en 1989). Il se souvient d’une époque où la discipline était lucrative et reconnue : « Il y a eu plusieurs hivers où j’étais l’un des meilleurs coureurs de cross au monde et je me rendais en Europe, remportant des courses en Espagne, en France, en Italie, en Allemagne. C’était un circuit très rentable. »

Le manque d’incitations financières est un facteur déterminant. Depuis 1997, le financement de British Athletics, distribué par UK Sport grâce aux fonds de la Loterie Nationale, est spécifiquement lié aux performances sur piste et sur route dans le cadre des disciplines olympiques et paralympiques. Cette orientation pousse les athlètes à privilégier ces épreuves, au détriment du cross-country.

Jusqu’aux années 1980, l’athlétisme était largement amateur, les athlètes devant générer leurs propres revenus s’ils souhaitaient devenir professionnels. La situation a évolué avec l’introduction du financement national, mais le cross-country n’en bénéficie pas de la même manière.

Par ailleurs, la domination des coureurs africains a également influencé la perception de la compétitivité de la discipline. Depuis plus de deux décennies, aucun athlète non africain n’est monté sur le podium masculin des Championnats du monde de cross-country, et les femmes n’y ont pas réussi depuis 12 ans.

Malgré ce désintérêt général, la course en cross reste vivante au sein de sa communauté d’athlètes passionnés. Plus de 5 000 personnes ont participé aux Championnats nationaux anglais de cross-country l’année dernière, et les ligues de cross-country du Surrey, de Birmingham, de Metropolitan et du Chiltern accueillent régulièrement plus de 1 500 concurrents pour leurs événements mensuels.

Les parcours de cross sont variés et les distances varient d’une épreuve à l’autre, bien qu’une distance standard de 10 km ait été établie pour les Championnats du monde à partir de 2019.

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.