Home NouvellesWSJ : La CIA et le Département d’État américain avaient des opinions différentes sur la volonté de Poutine de négocier

WSJ : La CIA et le Département d’État américain avaient des opinions différentes sur la volonté de Poutine de négocier

by Nicolas Lefèvre

Publié le 26 octobre 2025 14:19:00. Des divergences d’analyse entre la CIA et le Département d’État américain sur la réelle volonté de Vladimir Poutine de négocier une issue au conflit en Ukraine ont émergé début 2025, révélant des tensions internes au sein de l’administration Trump concernant la stratégie à adopter face à Moscou.

  • Au début de l’administration Trump, les services de renseignement américains ont été sollicités pour évaluer les objectifs de Poutine et sa disposition à des négociations.
  • La CIA s’est montrée plus optimiste, estimant que des opportunités de dialogue pouvaient exister, tandis que le Bureau du renseignement et de la recherche (INR) du Département d’État a exprimé des doutes plus profonds.
  • Ces désaccords ont conduit à des tensions internes et à des remaniements au sein du INR.

Selon le Wall Street Journal, ces divergences d’appréciation sont apparues dès le début de l’année 2025, alors que l’administration Trump cherchait à définir sa politique vis-à-vis de l’Ukraine et de la Russie. Des responsables américains ont demandé à plusieurs reprises aux analystes du renseignement de fournir des informations précises sur les intentions de Vladimir Poutine et sa propension à engager des négociations sérieuses pour mettre fin à la guerre dans le Donbass.

Les analystes de la CIA ont alors suggéré que Donald Trump pourrait trouver un terrain d’entente avec son homologue russe, estimant que Poutine pourrait être réceptif à certaines propositions. Ils ont identifié des pistes potentielles pour un dialogue constructif.

En revanche, les analystes du Bureau du renseignement et de la recherche (INR), relevant du Département d’État, ont adopté une position plus sceptique. Ils se sont basés sur les déclarations publiques de Vladimir Poutine, dans lesquelles il insistait sur la nécessité de la « démilitarisation » et de la « dénazification » de l’Ukraine. Ils ont interprété ces exigences comme des conditions maximalistes, incompatibles avec une véritable volonté de négociation.

Le Département d’État a donc conclu que Poutine n’était pas sincèrement disposé à faire des concessions significatives. Ces conclusions ont été établies avant la rencontre entre Poutine et Trump en Alaska, comme le précise la publication.

Le Wall Street Journal rapporte que la direction de l’INR a critiqué les analystes pour leur évaluation jugée trop optimiste, estimant qu’elle nuisait à la crédibilité du Bureau auprès des responsables politiques. Suite à ces critiques, plusieurs analystes ont été licenciés et un autre a démissionné.

Ces révélations interviennent alors que Donald Trump a récemment exprimé publiquement ses doutes quant à la volonté de Poutine de mettre fin aux hostilités en Ukraine. Il avait initialement envisagé une rencontre avec Poutine à Budapest, mais a finalement renoncé, invoquant un manque de progrès dans les négociations.

Le président américain a déclaré qu’ il ne rencontrerait pas le dirigeant du Kremlin tant qu’un accord de paix n’aurait pas été conclu entre la Russie et l’Ukraine.

Source: Le Wall Street Journal, cité par “Vérité européenne”.

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