Home MondeX pour empêcher Grok AI de déshabiller des images de vraies personnes | Actualités scientifiques, climatiques et technologiques

X pour empêcher Grok AI de déshabiller des images de vraies personnes | Actualités scientifiques, climatiques et technologiques

by Clara Dubois

Publié le 15 janvier 2026 à 00h34. X, le réseau social anciennement connu sous le nom de Twitter, a annoncé la fin de la possibilité de générer des images sexualisées à partir de photos réelles, suite à une vive controverse et à des enquêtes ouvertes au Royaume-Uni et aux États-Unis.

  • X interdit désormais la création d’images suggestives à partir de photos d’utilisateurs, même pour les abonnés payants.
  • Des enquêtes sont en cours en Californie et au Royaume-Uni concernant la diffusion d’images sexualisées créées par l’IA Grok.
  • Elon Musk défend les mesures de sécurité de Grok, affirmant qu’il ne génère d’images que sur demande et en respectant les lois locales.

La plateforme, rachetée par Elon Musk en 2022, avait été critiquée après que son outil d’intelligence artificielle, Grok, a permis la création d’images à caractère sexuel non consensuel. Cette fonctionnalité a suscité une indignation croissante, notamment après la publication d’images jugées « dégoûtantes » et « honteuses » par le chef de l’opposition britannique, Sir Keir Starmer.

Face à la pression politique et à l’ouverture d’une enquête par l’organisme de régulation des médias britannique, Ofcom, X a annoncé l’implémentation de mesures technologiques pour empêcher la modification d’images de personnes réelles, notamment celles révélant des vêtements tels que des bikinis. Cette restriction s’applique à tous les utilisateurs, y compris ceux qui paient un abonnement.

La décision de X intervient également après l’annonce d’une enquête au niveau de l’État de Californie concernant la diffusion d’images sexualisées créées par Grok, incluant des images impliquant des mineurs. Lors d’une séance de questions au Parlement britannique, Sir Keir Starmer avait suggéré qu’une action de la part de l’entreprise était imminente, déclarant avoir été informé que X s’efforçait de respecter la législation britannique.

« J’ai été informé ce matin que X agit pour assurer le plein respect de la loi britannique. Si c’est le cas, c’est bienvenu, mais nous n’allons pas reculer et ils doivent agir. »

Sir Keir Starmer, chef de l’opposition britannique

Elon Musk a défendu les mesures de sécurité de Grok, affirmant sur sa propre plateforme qu’il n’était pas au courant d’images de mineurs nus générées par l’IA. Il a précisé que Grok ne génère des images que sur demande et qu’il est programmé pour refuser les requêtes illégales, en se conformant aux lois du pays ou de l’État concerné.

« Grok ne génère pas spontanément d’images, il le fait uniquement en fonction des demandes des utilisateurs. Lorsqu’on lui demande de générer des images, il refusera de produire quoi que ce soit d’illégal, car le principe de fonctionnement de Grok est d’obéir aux lois d’un pays ou d’un État donné. »

Elon Musk, propriétaire de X

X avait précédemment annoncé que la création et l’édition d’images seraient réservées aux abonnés payants, une décision qualifiée d’« abus de monétisation » par la secrétaire d’État à la Technologie, Liz Kendall. Le gouvernement britannique soutient l’Ofcom dans les mesures qu’il pourrait prendre.

L’Ofcom dispose de pouvoirs importants en vertu de la loi sur la sécurité en ligne, lui permettant d’imposer des amendes pouvant atteindre 10 % du chiffre d’affaires mondial de X (soit jusqu’à 18 millions de livres sterling) ou, en dernier recours, d’obtenir une ordonnance du tribunal pour bloquer l’accès au site au Royaume-Uni.

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