La santé du secteur du jeu vidéo est remise en question : entre les ventes en berne et les rumeurs de licenciements massifs, un lecteur s’interroge sur la gestion des studios par les éditeurs et plaide pour une plus grande flexibilité.
L’attention s’est portée cette semaine sur une baisse significative de l’utilisation de la Xbox pour regarder des contenus en ligne, notamment Pornhub. Si l’information a pu susciter des réactions amusées – le chiffre de 69 % a fait sourire –, elle révèle en réalité un symptôme inquiétant. Cette diminution ne serait pas liée au contenu lui-même, mais à une baisse générale de l’engagement des utilisateurs avec la console, un indicateur que Microsoft ne communiquerait pas volontiers.
Cette tendance se confirme avec les performances décevantes des récentes exclusivités Xbox. Difficile de se souvenir de titres comme Ninja Gaiden 4 et The Outer Worlds 2, sans parler du fiasco de Call of Duty: Black Ops 7. Des rumeurs évoquent désormais des milliers de suppressions de postes chez Microsoft au début de l’année prochaine. Cette situation menace non seulement l’emploi de professionnels talentueux, mais pourrait frapper de plein fouet les studios de développement.
L’avenir de studios comme Double Fine ou Arkane apparaît incertain. À ce stade, le lecteur estime qu’il serait préférable pour Xbox de céder ses studios plutôt que de les fermer brutalement, une pratique courante. Il prend l’exemple de Toys For Bob, qui a été autorisé à fonctionner de manière indépendante après son acquisition par Activision, comme une exception encourageante.
Le problème ne se limite pas à Xbox. Electronic Arts (EA) est également pointé du doigt. Le cas de la franchise Dead Space illustre cette problématique : des développeurs auraient souhaité vendre la licence, mais EA semble inflexible, préférant conserver les droits par précaution, même sans intention de développement. « Ils préfèrent garder le titre au cas où ils pourraient en tirer profit, ou simplement pour empêcher les autres de le faire », déplore le lecteur.
Cette attitude est jugée contre-productive et irrespectueuse envers les créateurs. Les difficultés commerciales d’un jeu sont souvent imputables à l’éditeur, en raison d’interférences excessives, d’un marketing inefficace ou d’attentes irréalistes. Le lecteur doute de la possibilité de résoudre les problèmes de Microsoft ou de convaincre EA de se séparer de ses franchises inexploitées, mais estime qu’une solution serait de permettre aux studios de se racheter ou de trouver un autre acquéreur. À défaut, il suggère une solution radicale : un départ massif des développeurs pour créer de nouveaux studios indépendants.
