Dick Van Dyke a célébré son centième anniversaire ce week-end, une étape rare pour un artiste, d’autant plus lorsqu’il reste une figure emblématique pour plusieurs générations. L’acteur, dont la carrière s’étend sur près d’un siècle, continue d’incarner la joie de vivre et la passion pour son métier.
Pour de nombreux Américains, Dick Van Dyke restera à jamais associé à Rob Petrie, le personnage maladroit et attachant de la série télévisée « The Dick Van Dyke Show », ou à Bert, le ramoneur dansant sur les toits de Londres dans « Mary Poppins ». Sa longévité artistique est d’autant plus remarquable qu’il n’a jamais ralenti le rythme. Il a même fait un retour remarqué dans l’univers Disney dans « Mary Poppins Returns » dans les années 1990, où il a interprété avec brio le rôle d’un banquier âgé, personnage lié à celui qu’il incarnait dans le film original.
Interrogé à l’occasion de son anniversaire, Van Dyke a toujours minimisé l’importance d’une discipline rigoureuse ou de technologies anti-âge pour atteindre un tel âge. Il attribue plutôt sa vitalité à une vie active, à une curiosité insatiable et à la recherche constante du plaisir dans le mouvement. Il a insisté sur la nécessité de se défaire des mauvaises habitudes, de faire de l’exercice régulièrement, de danser dès que possible et de privilégier les liens sociaux à l’isolement.
« Il faut vaincre les mauvaises habitudes, faire de l’exercice régulièrement, danser lorsque cela est possible et valoriser la connexion plutôt que l’isolement », a-t-il déclaré.
Cette philosophie tranche avec la tendance actuelle à une culture du bien-être obsédée par le biohacking, les compléments alimentaires et l’illusion du contrôle sur le vieillissement. Van Dyke suggère une approche plus simple : bien vieillir ne consisterait pas tant à résister au temps qu’à continuer à s’investir pleinement dans la vie.
Alors que la société américaine s’interroge sur les meilleures façons de vieillir, le centenaire de Dick Van Dyke rappelle que la longévité ne se limite pas à des facteurs biologiques. Elle est également culturelle, communautaire et, dans son cas, joyeusement visible.
