Publié le 28 octobre 2025 21h14. Yasmin, jeune mère, est confrontée à une décision médicale cruciale : subir une ablation préventive de l’estomac en raison d’une prédisposition génétique rare à un cancer agressif, ou tenter une fécondation in vitro pour avoir un deuxième enfant sans risque de transmission du gène.
- Yasmin est porteuse d’un gène héréditaire responsable d’une forme rare et agressive de cancer de l’estomac, ayant déjà emporté sa mère et sa tante.
- Elle envisage une ablation gastrique préventive, mais souhaite également explorer la possibilité d’une fécondation in vitro (FIV) pour éviter de transmettre le gène à un futur enfant.
- Son compagnon et sa famille l’accompagnent dans cette épreuve, cherchant la meilleure solution pour préserver sa santé et réaliser leur désir de fonder une famille.
L’histoire de Yasmin est marquée par un lourd héritage familial. Plusieurs membres de sa famille ont succombé à une forme particulièrement virulente de cancer de l’estomac. « Il y a une sorte d’épée de Damoclès suspendue au-dessus de ma tête », confie-t-elle, consciente de la menace silencieuse que représente cette maladie, qui ne se manifeste souvent qu’à un stade avancé.
Après le décès de sa mère et de sa tante, un dépistage génétique a été proposé à toute la famille. Yasmin a longtemps hésité, rongée par la peur des résultats. Finalement, un pressentiment l’a poussée à franchir le pas. « Quelque chose en moi me disait que je l’aurais, et cela s’est avéré vrai », explique-t-elle.
Depuis la découverte de sa prédisposition génétique, Yasmin se soumet à des examens réguliers à l’hôpital. Elle se dit paradoxalement « heureuse » d’avoir connaissance de cette vulnérabilité. « Cela semble stupide, mais ma mère m’a en fait sauvé la vie », affirme-t-elle, reconnaissante de pouvoir anticiper et prendre des mesures préventives. La récente naissance de son fils Bobby, fruit de sa relation avec Robin, a renforcé sa détermination à se battre pour l’avenir.
L’ablation de l’estomac, une intervention radicale, est envisagée comme une solution préventive. Yasmin espère que les résultats des examens actuels lui permettront de gagner du temps, mais elle est prête à agir rapidement si nécessaire. Son désir d’avoir un autre enfant complique la situation. Elle se demande si elle doit d’abord tenter une FIV pour s’assurer que le prochain enfant ne soit pas porteur du gène, ou si l’ablation gastrique doit être prioritaire.
« C’est une question importante », reconnaît le médecin de Yasmin, soulignant que la décision dépendra des résultats des examens en cours. Robin, le compagnon de Yasmin, partage ses inquiétudes. Il explique qu’ils préfèrent jouer la sécurité et envisagent la FIV pour éviter tout risque de transmission du gène. « Grâce à ce traitement, nous savons avec certitude que le prochain enfant ne sera pas porteur du gène », précise-t-il.
La cousine de Yasmin, Cassidy, exprime son soutien, tout en avouant un sentiment d’injustice. « D’un côté, je suis reconnaissante qu’elle soit toujours là, mais d’un autre côté, mon cœur se brise pour elle », confie-t-elle.
Après des heures d’attente, Yasmin revient des examens, soulagée. « Je me sens bien, mais je suis contente que ce soit fini », dit-elle. Elle attend désormais les résultats et une discussion approfondie avec son médecin pour éclaircir ses options concernant la FIV.
Antoni van Leeuwenhoek : À propos de la vie avec le cancer est à voir tous les mardis à 20h30 sur RTL 4.
