Publié le 3 mai 2024 14:35:00. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a laissé entendre que les États-Unis pourraient envisager des interventions directes à l’étranger pour résoudre des crises politiques, évoquant une approche similaire à celle récemment employée au Venezuela. Cette déclaration intervient alors que les discussions sur l’aide américaine à l’Ukraine et les perspectives de négociations avec la Russie restent au centre des préoccupations.
- Volodymyr Zelensky a suggéré que les États-Unis pourraient utiliser des méthodes similaires à celles employées au Venezuela pour résoudre d’autres crises internationales.
- L’administration Trump a annoncé l’inculpation du président vénézuélien Nicolas Maduro pour « narcoterrorisme » et son arrestation.
- Zelensky a souligné la nécessité pour l’Ukraine de trouver un compromis pour maintenir le soutien des États-Unis et de ses alliés, tout en insistant sur sa souveraineté.
Interrogé sur les événements récents au Venezuela, où les forces spéciales américaines auraient procédé à l’arrestation du président Nicolas Maduro, Volodymyr Zelensky a répondu avec une pointe d’ironie :
« Eh bien, que dois-je répondre ? Que puis-je dire ? Les États-Unis d’Amérique savent quoi faire ensuite. »
Volodymyr Zelensky, président ukrainien
Cette remarque suggère une possible ouverture à des interventions plus directes de la part des États-Unis dans des situations de crise à l’étranger.
Parallèlement, Zelensky a indiqué que l’équipe du président américain Donald Trump estime que le président russe Vladimir Poutine pourrait être disposé à des concessions pour mettre fin à la guerre en Ukraine. Cependant, il n’a pas fourni de détails précis sur ces éventuelles concessions. Cette information a été communiquée après une réunion avec les conseillers à la sécurité nationale des pays membres de la « coalition des volontaires ».
Le président ukrainien a également abordé la question des élections et d’un éventuel référendum dans les territoires occupés. Il a reconnu les difficultés logistiques et sécuritaires liées à l’organisation d’élections en temps de guerre, mais a insisté sur l’importance de ne pas compromettre la diplomatie.
« Il n’y a aucune raison de nous empêcher de poursuivre la diplomatie. Je ne veux pas que les Américains nous accusent de faire de la Russie une sorte de compromis alors que l’Ukraine ne le fait pas. C’est pourquoi j’ai dit que nous sommes prêts pour des élections, mais si c’est pendant une guerre, aidez-nous à un cessez-le-feu. »
Volodymyr Zelensky, président ukrainien
Zelensky a souligné que l’Ukraine, en tant qu’État souverain, doit trouver un équilibre entre la défense de ses intérêts et la nécessité de maintenir le soutien de ses partenaires internationaux. Il a ajouté :
« Si cela nous aide à mettre fin à la guerre, faisons-le. »
Volodymyr Zelensky, président ukrainien
Concernant les territoires occupés, Zelensky a exprimé des réserves quant à la possibilité d’organiser des référendums fiables et légitimes dans les circonstances actuelles, soulignant la complexité des procédures de ratification parlementaire qui suivraient un éventuel accord. Il a insisté sur la nécessité de garantir la sécurité des populations avant d’envisager de telles démarches.
Enfin, le président ukrainien a réaffirmé l’importance d’obtenir des garanties de sécurité claires pour prévenir une nouvelle agression russe.
« Donnons à tous les documents des garanties de sécurité. Sans comprendre que vous disposez de garanties de sécurité claires, comment pouvez-vous faire un pas de plus ? C’est important. Cela rend impossible une nouvelle agression russe. Des détails sont nécessaires. »
Volodymyr Zelensky, président ukrainien
L’arrestation de Nicolas Maduro et son inculpation pour « narcoterrorisme » par la justice américaine, annoncée par la procureure générale Pam Bondi, intervient après une opération décrite par Donald Trump comme une « frappe à grande échelle » contre le Venezuela. Trump a affirmé que Maduro et son épouse Celia Flores ont été « capturés et emmenés hors du pays », promettant qu’ils « vont bientôt affronter toute la colère de la justice américaine ».
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