Publié le 2024-02-29. Une nouvelle étude révèle que marcher entre 3 000 et 7 000 pas par jour pourrait significativement retarder les effets du déclin cognitif et de la maladie d’Alzheimer, sans nécessiter les 10 000 pas traditionnellement recommandés.
- Marcher de 3 000 à 5 000 pas par jour peut retarder de trois ans les changements cérébraux liés à la maladie d’Alzheimer.
- Un nombre de pas quotidien compris entre 5 000 et 7 000 pourrait même repousser ces effets de sept ans.
- L’étude, menée sur 14 ans, souligne l’importance de l’activité physique pour la santé cérébrale des seniors.
Des chercheurs du Mass General Brigham Hospital de Boston ont mis en évidence un lien direct entre l’activité physique et la protection contre la maladie d’Alzheimer. L’étude, publiée récemment, remet en question les recommandations classiques qui préconisent un minimum de 10 000 pas quotidiens pour maintenir une bonne santé. Les résultats suggèrent que des efforts plus modestes peuvent déjà avoir un impact considérable sur la prévention du déclin cognitif.
L’étude a suivi pendant 14 ans 296 participants âgés de 50 à 90 ans, initialement exempts de troubles cognitifs. Les données recueillies ont démontré que les personnes les plus actives physiquement présentaient une meilleure résistance au développement de la maladie d’Alzheimer. La démence, dont la maladie d’Alzheimer est la forme la plus répandue, touche actuellement près de 50 millions de personnes dans le monde chaque année.
Les mécanismes précis par lesquels l’exercice physique protège le cerveau restent à élucider. Cependant, les scientifiques supposent que l’activité physique améliore la circulation sanguine, réduit l’inflammation et stimule la production d’hormones et de facteurs de croissance bénéfiques pour le cerveau.
« Nous encourageons les personnes âgées à risque de développer la maladie d’Alzheimer à apporter de petits changements dans leur comportement afin de développer des habitudes durables qui protègent ou profitent à leur santé cérébrale et cognitive. »
Dr. Wai-Ying Yau, auteur de l’étude
Le Dr Yau précise que des recherches supplémentaires sont nécessaires pour comprendre pleinement ces mécanismes. L’équipe de recherche prévoit d’approfondir ces investigations dans de futures études.
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