Publié le 24 novembre 2025 14h00. Un objet interstellaire, 3I/ATLAS, suscite l’interrogation des scientifiques après une trajectoire inhabituellement précise vers Jupiter, laissant entrevoir une possible intervention technologique selon le professeur Avi Loeb.
- Le professeur Avi Loeb a identifié une treizième anomalie dans la trajectoire de 3I/ATLAS : une force non gravitationnelle semble avoir corrigé sa course.
- Cette correction de trajectoire a aligné l’objet avec le rayon de Hill de Jupiter, un événement statistiquement improbable (une chance sur 26 000).
- Loeb suggère que cette anomalie pourrait indiquer une origine artificielle pour 3I/ATLAS, potentiellement un dispositif destiné à déployer des engins dans la sphère gravitationnelle de Jupiter.
L’objet interstellaire 3I/ATLAS continue de défier les explications conventionnelles. Le professeur Avi Loeb, de l’université Harvard, a mis en évidence une nouvelle particularité dans sa trajectoire : une force non gravitationnelle qui a subtilement modifié son cap, l’alignant avec le rayon de Hill de Jupiter. Cette zone délimite l’influence gravitationnelle de la planète géante, et l’alignement précis de 3I/ATLAS avec cette limite est, selon Loeb, trop improbable pour être le fruit du hasard.
L’événement clé se produira le 16 mars 2026, lorsque 3I/ATLAS atteindra sa distance minimale de Jupiter. Le rayon de Hill de Jupiter, à cette date, sera d’environ 53,502 millions de kilomètres. Les calculs du Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la NASA, basés sur les données de plus de 230 observatoires, prédisent que 3I/ATLAS passera à seulement 53,445 millions de kilomètres de la planète. Cette coïncidence, avec une différence de seulement 57 000 kilomètres, est considérée par Loeb comme statistiquement remarquable.

Selon Loeb, cette précision n’est pas due à la chance, mais à une “correction de cap” induite par une accélération non gravitationnelle observée lorsque 3I/ATLAS a franchi son périhélie (point de son orbite le plus proche du Soleil). Cette poussée, mesurée en unités astronomiques par jour carré, a permis à l’objet d’atteindre le rayon de Hill de Jupiter, un résultat improbable sans cette intervention.

Loeb avance l’hypothèse que 3I/ATLAS pourrait être un artefact technologique conçu pour libérer des engins dans la sphère gravitationnelle de Jupiter. Les points de Lagrange, situés près du rayon de Hill, sont des positions stratégiques pour le déploiement de satellites avec un minimum de carburant.

Cependant, la majorité de la communauté astronomique reste convaincue que 3I/ATLAS est une comète naturelle, et que son comportement inhabituel et son alignement avec Jupiter peuvent s’expliquer par des phénomènes physiques cométaires extrêmes. L’hypothèse d’une origine extraterrestre reste une spéculation basée sur l’analyse probabiliste du professeur Loeb.
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