Un ambulancier de 40 ans a été condamné à six ans de prison pour avoir orchestré une campagne de harcèlement et de menaces de mort contre son ex-compagne, une femme de 46 ans souffrant d’une maladie grave. Son obsession a atteint son paroxysme avec un faux signalement à la bombe à l’hôpital de Béziers, dans l’Hérault, dans le but de perturber les soins de la victime.
Les faits se sont déroulés à partir de juin dernier, lorsque la victime a déposé plainte à la gendarmerie de Servian, près de Béziers. Elle dénonçait alors les agissements incessants de son ancien partenaire, qui la harcelait par téléphone et par courriel. Selon le procureur de la République de Béziers, Arnaud Faugere, l’homme allait jusqu’à saboter les soins de sa victime en se faisant passer pour elle auprès de l’hôpital.
« Certains messages étaient directement adressés à la victime pour la menacer de mort ou lui enjoindre d’arrêter son traitement médical, pourtant impératif à sa santé », a précisé le procureur.
L’enquête a révélé que le suspect avait également publié de fausses annonces de décès au nom de la femme et informé ses proches de son prétendu décès. Leur relation, débutée lorsque l’ambulancier assurait les transports de la victime à l’hôpital, n’avait duré qu’un mois.
Le 29 juillet, l’homme a envoyé un courriel alarmant à l’hôpital de Béziers, signalant la présence de bombes dans l’établissement et impliquant la victime. Cette fausse alerte a provoqué l’évacuation immédiate de l’hôpital et le déploiement d’une équipe de déminage, qui n’a trouvé aucune trace d’explosif.
Interpellé et placé en garde à vue, le quadragénaire a d’abord nié les faits avant de les reconnaître partiellement en octobre, date à laquelle il a été incarcéré provisoirement. Il était accusé de harcèlement, de menaces de mort, d’usurpation d’identité, de faux et usage de faux, ainsi que de menace matérialisée de crime contre les personnes.
Le tribunal correctionnel de Béziers l’a reconnu coupable le 10 novembre 2025 et l’a condamné à six ans de prison ferme. Il lui est également interdit de paraître dans le département de l’Hérault et de contacter la victime. Le parquet a souligné que l’homme avait déjà été condamné à cinq reprises entre 2010 et 2023 pour des faits de harcèlement.
