Une manifestation non autorisée en faveur de la Palestine, rassemblant jusqu’à 300 personnes sur l’Alexanderplatz à Berlin, a été dispersée par la police ce samedi. L’opération a fait suite à des chants pro-palestiniens et, selon les informations, des slogans antisémites, ainsi qu’à la présence de militants liés au réseau interdit Samidoun.
La police a indiqué que les participants, rassemblés près de la fontaine de Neptune, ont été avertis à plusieurs reprises qu’il s’agissait d’un rassemblement illégal. Selon une porte-parole, certains manifestants se sont montrés « non coopératifs », entraînant l’intervention des forces de l’ordre avec des poussées, des pressions et des coups ciblés. Des détails personnels sont actuellement relevés pour une enquête concernant une possible violation de la loi sur la liberté de réunion.
Plus de 100 personnes ont été encerclées par les forces de l’ordre, qui disposaient également de véhicules blindés et de canons à eau, bien que ceux-ci n’aient pas été utilisés à ce stade. Des policiers en casques étaient également déployés sur place.
Avant la manifestation, des appels à se rassembler avaient été diffusés par divers groupes étudiants propalestiniens et « anti-coloniaux » de plusieurs universités berlinoises. La police avait interdit la manifestation quelques heures auparavant, invoquant les expériences récentes et la nécessité d’éviter une escalade. Des publications sur les réseaux sociaux avaient notamment relayé le slogan « à toute exemption », ainsi que des références à l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023, qualifiée par certains de « épidémie héroïque » et de « phare d’espoir révolutionnaire ».
Selon des informations du Tagesspiegel, des slogans appelant à une « répétition du 7 octobre » ont été scandés en arabe pendant la manifestation. La police avait déjà ouvert une enquête lundi pour suspicion d’approbation de crimes.
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