Publié le 23 novembre 2025 à 04h45. Face à une pression touristique croissante, le guide de voyage Fodor’s a dévoilé une liste de huit destinations à éviter en 2026, non pas pour les boycotter, mais pour leur permettre de se régénérer et de préserver leur environnement et leurs communautés locales.
- L’Antarctique, confrontée à une explosion du nombre de visiteurs, est en tête de liste en raison de la fragilité de son écosystème.
- Les îles Canaries (Espagne) souffrent des conséquences du tourisme de masse : saturation, hausse des prix et dégradation de l’environnement.
- Montmartre, à Paris, voit son authenticité menacée par la surfréquentation et la priorité accordée aux intérêts commerciaux.
Fodor’s publie chaque année cette « No List », qui ne vise pas à dissuader totalement les voyageurs, mais à les inciter à une réflexion sur l’impact de leur présence. L’objectif est de souligner les destinations où le tourisme, s’il n’est pas géré de manière durable, risque d’entraîner des conséquences irréversibles. L’an dernier, Bali avait figuré en tête de cette liste, notamment en raison de l’accumulation de 303 000 tonnes de déchets plastiques sur ses plages, conséquence de l’afflux de 5,3 millions de touristes étrangers en 2023.
Selon Kristin Winkaffe, experte en voyages, citée par The Independent le 26 novembre 2024,
« Sans changement, nous risquons non seulement de créer de beaux paysages, mais nous risquons également de perdre l’identité culturelle elle-même. »
Kristin Winkaffe, experte en voyages
Les conséquences du tourisme de masse incluent l’augmentation du coût de la vie, la pollution sonore, les embouteillages et les tensions entre touristes et habitants, souvent dues au manque de respect et à la foule excessive.
Outre l’Antarctique, les îles Canaries et Montmartre, la liste comprend le parc national des glaciers (Montana, États-Unis), l’île Sacra (Italie), la région de la Jungfrau (Suisse), Mexico (Mexique) et Mombasa (Kenya). Le parc national des glaciers est fragilisé par le changement climatique et l’augmentation du « tourisme de la dernière chance », tandis que l’île Sacra est menacée par un projet portuaire aux conséquences environnementales potentiellement désastreuses. La région de la Jungfrau souffre de la pression touristique et de la pénurie de logements, tandis que Mexico est confrontée à la gentrification et à la perte d’identité communautaire. Mombasa, quant à elle, lutte contre la pollution et les problèmes de sécurité.
Fodor’s espère que cette liste encouragera les voyageurs à explorer des destinations alternatives, plus aptes à accueillir les visiteurs, et à soutenir les initiatives locales en faveur du tourisme durable. Il s’agit également d’un appel aux gouvernements et à l’industrie du tourisme pour qu’ils réforment leurs politiques, notamment en envisageant des quotas de visiteurs ou en investissant dans des infrastructures respectueuses de l’environnement.
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