Home Santé“90% de sérotonine, le neurotransmetteur du puits, se produit dans le tractus gastro-intestinal”

“90% de sérotonine, le neurotransmetteur du puits, se produit dans le tractus gastro-intestinal”

by Sophie Martin

Publié le 27 septembre 2025 à 14h52. L’équilibre de notre flore intestinale, ou microbiote, influence bien plus que la digestion : il est désormais reconnu comme un facteur clé de notre bien-être émotionnel, de notre immunité et même de notre capacité à gérer le stress.

  • Une communication constante existe entre l’intestin et le cerveau, impactant l’humeur et la réponse au stress.
  • Environ 90 % de la sérotonine, le neurotransmetteur du bien-être, est produite dans le système digestif.
  • 70 % de notre système immunitaire réside dans l’intestin, soulignant l’importance d’une alimentation équilibrée et de la préservation du microbiote.

L’intestin, longtemps considéré uniquement comme un organe de digestion, est aujourd’hui au cœur de recherches passionnantes. Le chirurgien cardiaque Jeremy Londres rappelle que son rôle dépasse largement la simple assimilation des nutriments. Il est en réalité un acteur majeur du système immunitaire et, de manière surprenante, de notre équilibre émotionnel.

« 90 % de la sérotonine, le neurotransmetteur du bien-être, se produit dans notre tractus gastro-intestinal », explique le spécialiste. Cette substance, intimement liée à l’humeur, à la motivation et à la sensation de calme, est donc essentielle à notre équilibre psychologique. Cette connexion profonde entre l’intestin et le cerveau est souvent désignée sous le terme d’axe intestin-cerveau. Ce dialogue permanent signifie que ce qui se passe dans notre système digestif a un impact direct sur notre humeur, notre niveau de stress et notre santé mentale.

Selon Jeremy Londres, « il y a une communication constante entre notre cerveau et notre estomac. Les déséquilibres au niveau intestinal peuvent provoquer des changements d’humeur, augmenter la réponse au stress, à l’anxiété et même à la dépression ». De plus, un microbiote déséquilibré peut entraîner des carences nutritionnelles, un facteur de risque connu pour de nombreuses maladies chroniques.

Un autre point crucial est souligné par le chirurgien : « 70 % de la fonction immunitaire de notre corps réside dans notre intestin ». Maintenir un système digestif sain ne se limite donc pas à une meilleure digestion, mais contribue également à nous protéger contre les virus, les bactéries et les toxines. Une perturbation de cet équilibre – par une mauvaise alimentation ou la prise d’antibiotiques, par exemple – peut entraîner une dysbiose, se manifestant par des carences nutritionnelles, de la fatigue, de l’inflammation et, dans certains cas, des troubles de l’humeur comme l’anxiété ou la dépression.

La clé, selon Jeremy London, réside dans l’alimentation. « La base est une alimentation équilibrée, riche en aliments complets, en fibres saines et en acides gras essentiels », précise-t-il. Il reconnaît toutefois qu’il n’est pas toujours facile de suivre ces recommandations, et c’est pourquoi il prend lui-même des prébiotiques et des probiotiques en complément.

Les probiotiques sont des bactéries bénéfiques qui aident à maintenir un microbiote sain. On les trouve dans les aliments fermentés tels que le yaourt, le kéfir ou la choucroute. Les prébiotiques, quant à eux, sont des fibres végétales qui nourrissent ces bonnes bactéries. On en trouve dans la banane, l’oignon, le poireau, l’avoine ou l’artichaut.

Les recherches sur l’intestin et son lien avec le cerveau se multiplient ces dernières années. De plus en plus d’études confirment qu’un microbiote équilibré peut contribuer à réduire le stress, à améliorer le sommeil et à favoriser la concentration.

Photo: Monica-perez-microbiota-stres-intolerances-1qrt

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