L’Iran vise la Chine comme premier partenaire touristique
Téhéran – L’Iran ambitionne de faire de la Chine son principal partenaire dans le secteur du tourisme, s’appuyant sur les liens commerciaux déjà établis entre les deux nations, a annoncé dimanche le ministre du Patrimoine culturel, du Tourisme et de l’Artisanat.
Seyyed Reza Salehi-Amiri a précisé lors de la 21ème session du Conseil stratégique du ministère à Téhéran que des négociations sont en cours entre les deux gouvernements pour renforcer la coopération touristique.
« La Chine est déjà notre premier partenaire commercial, et nous souhaitons qu’elle le devienne également pour le tourisme », a déclaré le ministre. Il a souligné qu’environ 160 millions de touristes chinois voyagent à l’étranger chaque année, un chiffre qui devrait atteindre 200 millions d’ici 2030.
L’augmentation du nombre de touristes étrangers est cruciale pour l’Iran, afin de préserver 1,6 million d’emplois dans le secteur et de maintenir en activité les 22 000 établissements d’hébergement, les 6 000 agences de voyage, les 15 000 guides touristiques et les 3 000 éco-lodges du pays.
Salehi-Amiri a identifié l’Asie centrale, le Caucase et les pays voisins du Golfe Persique, notamment l’Irak, comme des marchés prioritaires pour le développement du tourisme. Il a également mentionné d’autres nations islamiques, telles que l’Égypte et l’Indonésie, comme des destinations importantes.
Selon les chiffres officiels, l’Iran a accueilli 6,2 millions de touristes étrangers en 1402 (mars 2023 – mars 2024).
Dans le cadre du septième plan national de développement, l’Iran vise à porter ce nombre à 15 millions de visiteurs annuels, ce qui nécessitera une croissance annuelle de 19,5%. Le ministre a également sollicité le Centre de recherche parlementaire pour qu’il propose des mesures de relance du secteur après les récents conflits.
Salehi-Amiri a par ailleurs souligné l’importance de la diaspora iranienne, la considérant comme un atout majeur pour le développement social, culturel et économique du pays. Il a indiqué qu’une structure avait été mise en place au sein du ministère des Affaires étrangères pour faciliter le retour des Iraniens vivant à l’étranger.
Babak Negahdari, responsable du Centre de recherche parlementaire, a révélé lors de l’événement que l’institution dispose d’un accès à plus de 17 000 sources d’information et produit l’un des volumes de recherche les plus importants au monde après celui des États-Unis. Il a également annoncé la signature d’un accord avec l’Académie chinoise des sciences sociales pour renforcer la coopération.
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