Deux préparations pour prévenir les infections urinaires, mais avec des résultats contrastés
Les infections urinaires ne sont pas plaisantes : près d’une femme sur dix en est atteinte au moins une fois par an, et la moitié de celles qui en souffrent rechutent dans les douze mois. Mais il y a de l’espoir, car certains traitements peuvent aider. Deux préparations promettent de renforcer les défenses de l’organisme : la vaccination par injection Strovac et l’immunothérapie orale Uro-Vaxom.
Strovac : un avis mitigé des experts
Le Bund de services médicaux évalue Strovac comme ayant une tendance plutôt négative. Les experts du moniteur IGEL se basent sur une étude qui n’a pas démontré d’avantage par rapport à un placebo. Les femmes vaccinées et non vaccinées ont présenté un nombre similaire d’infections urinaires sur une période de plus de douze mois.
Effets secondaires de Strovac : un effet à peine perceptible
Outre le manque d’efficacité, les experts mettent en garde contre les effets secondaires potentiels de la vaccination, notamment :
- Réactions locales au site d’injection :
- Rougeurs, gonflement, sensation de tension ou de douleur au site d’injection (très courant)
- Durcissement au site de ponction
- Réactions systémiques à la vaccination :
- Fièvre, symptômes pseudo-grippaux avec douleurs corporelles, fièvre, frissons
- Plus rarement, plaintes cardiovasculaires (jusqu’à un malaise)
- Très rarement, gonflement des ganglions lymphatiques
- Réactions allergiques très rares
- Dans de rares cas, symptômes neurologiques (engourdissements)
Malgré trois injections à intervalles d’une à deux semaines, aucune amélioration significative de la défense contre les agents pathogènes n’a été démontrée.
Uro-Vaxom : des résultats encourageants
L’immunothérapie Uro-Vaxom est mieux évaluée par les experts. Le moniteur IGEL la classe comme ayant une tendance plutôt positive, en se basant sur deux revues de littérature avec des résultats encourageants. Les études montrent une réduction mesurable des infections urinaires chez les femmes traitées.
Le médicament, pris quotidiennement en capsule pendant trois mois, contient des composants de la paroi cellulaire de différentes souches bactériennes. Les directives allemandes et européennes recommandent Uro-Vaxom en cas d’infections urinaires récurrentes. Les directives allemandes conseillent même d’essayer cette préparation avant un traitement antibiotique à long terme, également à titre prophylactique.
Un coût élevé pour un espoir incertain ? Des conseils pour une prévention durable
Ni Strovac ni Uro-Vaxom ne sont remboursés par l’assurance maladie obligatoire. Les patients doivent prendre en charge les coûts du traitement. Un traitement initial avec l’une ou l’autre préparation coûte environ 100 euros, et chaque renouvellement environ 50 euros. Il faut également prévoir des dépenses pour les consultations médicales et les examens. Strovac implique des coûts supplémentaires liés aux trois injections nécessaires. Au total, les femmes doivent s’attendre à des dépenses allant jusqu’à 200 euros – une somme importante pour des traitements dont l’efficacité est si variable.
Cependant, des mesures simples peuvent considérablement réduire le risque d’infections urinaires :
- Boire abondamment pour bien rincer les voies urinaires et éliminer les bactéries.
- Se tenir au chaud (surtout pendant la saison froide).
- Une hygiène intime prudente, mais pas excessive.
- Uriner après les rapports sexuels pour éliminer les germes.
Cet article est basé sur des recherches approfondies et ne remplace pas un avis médical. En cas d’urgence, consultez toujours un médecin ou les services d’urgence.
Date de publication : 2025-09-23 07:31:00
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