Home Technologie et scienceDanger dans l’espace: la NASA émet une alerte pour les tempêtes solaires en Argentine

Danger dans l’espace: la NASA émet une alerte pour les tempêtes solaires en Argentine

by Thomas Caron

Publié le 27 septembre 2025 à 15h44. Après plus de trente ans de calme, le Soleil affiche une activité accrue qui pourrait perturber les technologies modernes, des satellites aux réseaux électriques, et même provoquer des aurores boréales exceptionnellement visibles.

  • L’activité solaire, mesurée dans le cycle solaire 25, a connu une reprise inattendue depuis 2008.
  • Les tempêtes solaires peuvent endommager les satellites, les systèmes GPS, les réseaux électriques et les télécommunications.
  • La NASA et d’autres agences surveillent l’activité solaire et lancent des alertes pour minimiser les risques.

La NASA tire la sonnette d’alarme : le Soleil se « réveille » plus rapidement que prévu. Après une période prolongée de faible activité, les explosions de plasma et les champs magnétiques solaires s’intensifient, surprenant les scientifiques. Le physicien spécialisé dans le plasma spatial Jamie Jasinski, du Jet Propulsion Laboratory, explique :

« Tous les signes indiquaient que le Soleil allait entrer dans une phase de calme prolongé, il a donc été surprenant de constater que cette tendance s’est inversée. »

Jamie Jasinski, physicien spécialisé dans le plasma spatial, Jet Propulsion Laboratory

Cette activité est observée dans le cycle solaire 25, qui a débuté en 2020, et contraste fortement avec l’affaiblissement constaté entre 1980 et 2008. La NOAA prévoit que le cycle suivant, le cycle 26, commencera entre 2029 et 2032, mais son intensité reste incertaine. Un autre sujet de préoccupation majeur est la fréquence et l’intensité des tempêtes géomagnétiques.

Les tempêtes solaires peuvent avoir des conséquences importantes sur notre infrastructure technologique. Elles peuvent affecter les satellites, les systèmes de positionnement global (GPS), les réseaux électriques et les télécommunications à l’échelle mondiale. Une éjection de masse coronale (EMC) peut endommager les circuits électroniques, perturber les systèmes de navigation et provoquer des pannes électriques régionales, voire continentales, avec des répercussions sur les hôpitaux, les centres de données et les réseaux de transport.

Les experts estiment que si le phénomène atteint l’ampleur attendue, l’Argentine pourrait également être touchée, avec des interférences possibles dans les systèmes de communication et un risque pour les réseaux électriques. Parmi les conséquences potentielles, on compte :

  • Dommages aux satellites et perte du signal GPS.
  • Interruptions des communications terrestres et maritimes.
  • Blackouts électriques à grande échelle dus à une surcharge des transformateurs.
  • Dysfonctionnements des systèmes de transport et de logistique.
  • Vulnérabilité accrue de l’infrastructure numérique et des services essentiels.

Les vols sur les régions polaires et les astronautes en orbite seraient également exposés à des niveaux de rayonnement dangereux. Par ailleurs, les aurores boréales pourraient être visibles à des latitudes beaucoup plus basses que d’habitude, comme cela s’est déjà produit en mai 2024, où une tempête géomagnétique a permis d’observer ce phénomène au sud du Mexique.

L’histoire nous rappelle les dangers de ces phénomènes. L’événement de Carrington en 1859 a provoqué l’effondrement des systèmes télégraphiques et même des incendies. Plus récemment, la tempête géomagnétique de 1989 a privé plus de six millions de personnes au Québec d’électricité pendant plus de neuf heures. Un événement similaire aujourd’hui pourrait engendrer des conséquences technologiques et économiques considérables.

Pour atténuer ces risques, la NASA et d’autres agences, comme l’ESA, surveillent en permanence l’activité solaire grâce à des satellites spécialisés et diffusent des alertes précoces. De nouvelles missions sont également en préparation, notamment la sonde IMAP, l’observatoire de la géocorone Carruthers et la mission SWFO-L1 avec les fusées Falcon 9 de SpaceX, qui viennent compléter le travail des satellites existants.

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.