Home MondeAprès la dissolution du bloc au pouvoir, le CDP et le Komeito envisagent un candidat unifié au Premier ministre

Après la dissolution du bloc au pouvoir, le CDP et le Komeito envisagent un candidat unifié au Premier ministre

by Clara Dubois

Publié le 11 octobre 2025 16:03:00. La dissolution de la coalition au pouvoir au Japon ouvre une période d’incertitude politique, alors que l’opposition tente de s’unir autour d’un candidat unique pour défier le Parti libéral-démocrate (PLD) lors du prochain vote parlementaire pour le poste de Premier ministre.

  • Le Parti constitutionnel démocrate du Japon (PCD) cherche à obtenir le soutien du Komeito, après la rupture de la coalition avec le PLD.
  • Le Parti démocrate pour le peuple (PDP) semble se désengager des négociations avec le PLD.
  • Yuichiro Tamaki, chef du PDP, se déclare prêt à briguer le poste de Premier ministre, à condition que le PCD clarifie sa politique de sécurité.

La décision du Komeito de mettre fin à sa collaboration avec le PLD est interprétée comme un signe de crise politique et financière, selon Yoshihiko Noda, leader du PCD. Il a souligné les points de convergence entre son parti et le Komeito, ouvrant la voie à une possible coopération.

Jun Azumi, secrétaire général du PCD, a appelé à une unification de l’opposition autour d’un seul candidat pour le prochain scrutin parlementaire, proposant Yuichiro Tamaki comme option. Cette initiative intervient alors que le paysage politique japonais est en pleine mutation, avec des opportunités de changement de gouvernement qui se présentent.

Yuichiro Tamaki a confirmé que les discussions avec le PLD concernant une éventuelle coalition sont devenues “dénuées de sens”. Il a toutefois exprimé son ambition de devenir Premier ministre, tout en demandant au PCD de préciser sa position sur les questions de sécurité nationale. Sur son compte X, il a également indiqué que son parti souhaitait collaborer avec le Komeito sur les questions de politique et de financement.

Hirofumi Yoshimura, gouverneur d’Osaka et leader du Nippon Ishin no Kai, a déclaré que son parti examinerait sérieusement l’idée de soutenir Tamaki au poste de Premier ministre si le PCD et le PDP parvenaient à un accord. De son côté, Tomoko Tamura, chef du Parti communiste japonais, s’est montrée ouverte à cette possibilité, affirmant que son parti s’engageait à mettre fin au règne du PLD.

Le PLD a proposé la convocation d’une session extraordinaire du Parlement à partir du 20 octobre, avec un vote pour l’élection du prochain Premier ministre au début de cette session. Cette proposition, formulée par Hiroshi Kajiyama, chef des affaires de la Diète du PLD, a été transmise à son homologue du PCD, Hirofumi Ryu.

Les partis au pouvoir et d’opposition prévoient d’organiser une réunion du conseil d’administration des comités directeurs des deux chambres parlementaires dès mercredi pour discuter du calendrier proposé. Kajiyama s’est excusé pour le retard dans la convocation de la session extraordinaire, imputable à l’élection présidentielle du PLD et aux négociations avec le Komeito.

La convocation rapide d’une session parlementaire est jugée cruciale par le PLD, en raison d’une série de sommets diplomatiques à venir, notamment en Malaisie (à partir du 26 octobre), un sommet Japon-États-Unis (le 28 octobre) et un sommet du forum de coopération économique Asie-Pacifique en Corée du Sud (à partir du 31 octobre). Pour que le nouveau Premier ministre puisse y participer, un gouvernement doit être formé d’ici le 24 octobre, selon des sources proches du dossier.

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