TAG Heuer rompt avec Google pour son nouveau modèle de montre connectée, la Calibre E5, entièrement conçue par une équipe d’ingénieurs basée à Paris. La marque suisse a également dévoilé une édition limitée en collaboration avec New Balance, soulignant son ambition de marier technologie de pointe et passion pour le sport.
Après des années de partenariat avec le géant américain, TAG Heuer a choisi de reprendre le contrôle total du développement de ses montres connectées. Cette décision marque un tournant pour la manufacture, qui souhaite désormais exprimer pleinement son identité à travers un produit 100% maison, tant sur le plan du design que de la fonctionnalité.
La nouvelle génération de montres connectées TAG Heuer, présentée récemment à Boston avec New Balance, est le fruit de cinq années de travail d’une équipe de développeurs installée à Paris. Cette équipe, véritable start-up horlogère au sein du groupe LVMH, a conçu un système d’exploitation (OS) dédié, le TAG Heuer OS, qui se concentre sur l’essentiel et offre une expérience utilisateur plus fluide et réactive que l’ancien Wear OS de Google.
« Cette nouvelle génération de Connected est l’aboutissement de l’idée lancée quand nous avons monté cette unité avec Frédéric Arnault, explique Jérôme Mathieu, directeur général de la division montres connectées de Tag Heuer. Nous sommes allés au bout de notre vision qui était d’avoir un design, un produit qui soit vraiment à nous. » Jusqu’à présent, la marque estimait qu’elle atteignait ses limites en intégrant l’univers Google, un environnement qui ne correspondait pas pleinement à son ADN.
Le TAG Heuer OS allégé privilégie l’efficacité et l’ergonomie, en se débarrassant des fonctionnalités connectées rarement utilisées. L’interface est plus épurée et plus intuitive, tout en étant moins gourmande en énergie. TAG Heuer met l’accent sur l’action et l’apport d’informations pertinentes au bon moment, en s’appuyant sur une culture de l’usage très développée.
La Calibre E5 se décline en deux tailles : 40 mm et 45 mm. Le modèle 40 mm, doté d’un boîtier en acier poli et d’un verre saphir bombé, s’adresse également à une clientèle féminine ou aux poignets plus fins. Le modèle 45 mm est disponible en acier ou en titane DLC noir, avec une lunette en céramique. Un nouveau système de bracelets interchangeables, en caoutchouc, cuir, métal ou nylon, permet de personnaliser davantage le look de la montre.
Les fonctions classiques sont bien entendu présentes : météo, suivi des activités physiques via l’application Wellness Activity, et suivi de la fréquence cardiaque. Une mise à jour pour le suivi du sommeil est prévue pour l’hiver. L’autonomie est annoncée à trois jours pour la version 45 mm et à deux jours pour la version 40 mm. Un système de recharge rapide, inspiré des smartphones, permet de gagner une journée d’utilisation en une trentaine de minutes.
La montre est également certifiée MFI (made for iPhone), garantissant une compatibilité parfaite avec les appareils Apple. Elle intègre un GPS bibande pour une localisation plus précise, particulièrement appréciable pour les coureurs et les amateurs de sports de plein air. L’application Sports a été repensée pour une meilleure lisibilité et un accès plus facile aux données clés en temps réel.
Les prix varient de 1 550 à 2 000 € pour la version 40 mm et de 1 650 à 2 300 € pour la version 45 mm, en fonction des bracelets et du matériau du boîtier.
« Au quotidien, le premier usage reste le sport et le suivi de sa santé, rappelle Jérôme Mathieu. Il est intéressant de voir l’écart existant entre la perception que l’on avait en 2015 de ce que serait la montre connectée et ce qu’elle est aujourd’hui. »
L’édition limitée New Balance se distingue par son bracelet mauve et est associée à une paire de chaussures de running FuelCell SuperComp Elite v5 dans la même teinte, arborant le logo TAG Heuer. TAG Heuer souligne l’importance croissante de la course à pied, qui est devenue un véritable marqueur social et un moyen de se dépasser ensemble au sein d’une communauté.
« Il faut voir la place que prend la course à pied, insiste Jérôme Mathieu. C’est presque devenu un marqueur social. On revendique le fait de courir. Cela dépasse le seul domaine de l’objet pour devenir une notion communautaire. Strava est d’ailleurs en train de devenir un réseau social, et même un site de rencontres ! »
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