Publié le 30 octobre 2025 23:13:00. Une nouvelle étude révèle un mécanisme cérébral impliqué dans la distinction entre la pensée intérieure et les stimuli externes, offrant un éclairage sur les origines des hallucinations auditives chez les personnes souffrant de troubles schizophréniques.
- Les hallucinations auditives, symptôme clé de la schizophrénie, pourraient résulter d’un dysfonctionnement dans la capacité du cerveau à différencier les pensées internes des sons provenant de l’extérieur.
- Des chercheurs ont utilisé l’électroencéphalographie (EEG) pour observer l’activité cérébrale de participants lors d’exercices d’imagination verbale.
- L’étude suggère que le cerveau émet constamment des signaux internes pour identifier l’origine des informations sensorielles.
Une équipe de scientifiques a mis en évidence un processus cérébral essentiel qui permettrait de distinguer ce qui relève de notre propre pensée de ce qui provient de l’environnement extérieur. Cette découverte, publiée récemment, pourrait ouvrir de nouvelles voies de compréhension des hallucinations auditives, un symptôme fréquent et perturbant observé chez les personnes atteintes de troubles du spectre schizophrénique.
L’étude, menée auprès de 142 participants, s’est concentrée sur l’activité cérébrale lors de tâches d’imagination verbale. Les participants écoutaient des syllabes via des écouteurs tout en étant invités à imaginer des mots. Dans certains cas, les syllabes entendues correspondaient à celles que les participants visualisaient mentalement.
Grâce à l’électroencéphalographie (EEG), une technique permettant de mesurer l’activité électrique du cerveau, les chercheurs ont analysé les réponses du cortex auditif, la zone du cerveau responsable du traitement des sons. Ils ont constaté que chez les participants sans antécédents de schizophrénie, l’activité auditive diminuait lorsque les stimuli imaginaires et réels coïncidaient. Cela indique que le cerveau reconnaissait le son comme étant auto-généré et le traitait en conséquence.
En revanche, chez les personnes susceptibles de développer des hallucinations, ce mécanisme semble défaillant. Le cerveau ne parvient pas à distinguer clairement les signaux internes des stimuli externes, ce qui peut conduire à l’interprétation erronée de la propre pensée comme une voix provenant de l’extérieur.
« Cela implique que la personne peut interpréter sa propre pensée comme s’il s’agissait d’une voix extérieure. »
Chercheur(s) (nom et fonction non fournis dans la source)
Il est important de souligner que tout le monde possède une voix intérieure, utilisée pour la réflexion et la planification mentale. L’activité de la pensée active les mêmes zones cérébrales que celles impliquées dans la parole. La différence réside donc dans la capacité à filtrer et à identifier correctement l’origine de ces signaux.
Cette recherche renforce l’hypothèse selon laquelle le cerveau émet en permanence des signaux internes pour distinguer ce qui est produit par notre propre esprit de ce qui provient du monde extérieur. Comprendre ce mécanisme pourrait à terme conduire à de nouvelles stratégies thérapeutiques pour aider les personnes souffrant d’hallucinations auditives.

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