Publié le 31 octobre 2023 08:11:00. Une épidémie de choléra frappe durement le continent africain, avec plus de 6 800 décès recensés cette année, et les autorités sanitaires craignent une aggravation de la situation avec l’arrivée des pluies.
- Plus de 6 854 décès ont été enregistrés pour 297 394 cas de choléra dans 23 pays africains en 2023.
- L’Angola et le Burundi sont les pays les plus touchés, en raison de leurs infrastructures sanitaires déficientes et d’un accès limité à l’eau potable.
- Le taux de létalité actuel de l’épidémie est de 2,3 %, en augmentation par rapport à l’année précédente.
L’Afrique est confrontée à une grave crise sanitaire liée au choléra. Selon les données récentes des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique), plus de 6 854 personnes sont décédées des suites de cette infection bactérienne depuis le début de l’année, pour près de 297 394 cas confirmés dans 23 pays. Cette situation représente une augmentation significative par rapport à 2022 et constitue un défi majeur pour la santé publique sur le continent.
Le choléra, qui se transmet par la consommation d’eau ou d’aliments contaminés, provoque une déshydratation sévère et peut être mortel en l’absence de traitement rapide. Le taux de létalité actuel de l’épidémie s’élève à 2,3 %, ce qui témoigne de la gravité de la situation. Yap Boum II, responsable adjoint des incidents au CDC Afrique, a exprimé sa vive inquiétude lors d’une conférence de presse virtuelle :
« Si des mesures d’action ne sont pas mises en œuvre à temps, les cas pourraient encore augmenter en raison des pluies torrentielles dans les pays touchés. »
Yap Boum II, responsable adjoint des incidents au CDC Afrique
L’Angola et le Burundi sont actuellement les pays les plus durement touchés par l’épidémie. Les experts soulignent que cette situation est directement liée à des infrastructures sanitaires inadéquates et à un accès limité à l’eau potable dans ces régions. M. Boum a précisé :
« Il y a une escalade du choléra au Burundi, tandis que l’Angola connaît une deuxième vague exponentielle. »
Yap Boum II, responsable adjoint des incidents au CDC Afrique
Ces deux pays illustrent le lien crucial entre les maladies d’origine hydrique et la nécessité d’investir dans des infrastructures de santé publique solides.
Si certains pays, comme le Soudan du Sud, le Soudan et la République démocratique du Congo, ont récemment enregistré une diminution du nombre de cas, ils continuent néanmoins de supporter une part importante du fardeau de la maladie. La répartition inégale de l’épidémie à travers l’Afrique met en évidence les disparités en matière de capacités des systèmes de santé nationaux à répondre efficacement à ce type de crise.
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