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La graisse sous-cutanée du sein offre des indices sur la détection du cancer – European Medical Journal La graisse sous-cutanée du sein offre des indices sur la détection du cancer

by Thomas Caron

Publié le 2025-11-02 10:16:00. Une nouvelle étude révèle que l’indice de masse corporelle (IMC) pourrait être un indicateur précieux, voire plus fiable que l’épaisseur de la graisse sous-cutanée mammaire, pour évaluer le risque de malignité lors d’une échographie du sein. Ces découvertes pourraient affiner le diagnostic du cancer du sein, en particulier chez les femmes présentant des facteurs de risque liés à l’obésité.

  • Un IMC supérieur à 24 kg/m² est associé à des caractéristiques échographiques plus susceptibles d’indiquer un cancer du sein agressif.
  • L’IMC s’est avéré plus prédictif de la prolifération et du caractère invasif des tumeurs que l’épaisseur de la graisse sous-cutanée.
  • L’intégration de l’IMC dans l’interprétation des échographies mammaires pourrait améliorer la précision du diagnostic.

Des chercheurs ont analysé rétrospectivement les données de 1 670 patientes atteintes d’un cancer du sein afin d’évaluer le lien entre l’IMC, l’épaisseur de la graisse sous-cutanée du sein (SFT) et l’agressivité de la tumeur, telle que révélée par l’échographie. L’étude a porté sur 470 patientes pour lesquelles la SFT a été mesurée à l’aide de la mammographie et de l’échographie, avec une forte corrélation entre les deux méthodes (r = 0,565, p < 0,001).

Les résultats indiquent que les femmes ayant un IMC supérieur ou égal à 24 kg/m² présentent plus fréquemment des caractéristiques échographiques considérées comme malignes, notamment des formes irrégulières et la présence d’ombres postérieures. L’IMC et la SFT mesurée par échographie étaient tous deux corrélés à ces caractéristiques, suggérant un rôle diagnostique potentiel. Cependant, l’IMC s’est révélé plus performant pour prédire la prolifération cellulaire, mesurée par le niveau de Ki67, un marqueur de croissance tumorale. Au-delà d’un seuil d’IMC de 22 kg/m², les chercheurs ont également observé une augmentation des fréquences de mutations.

En revanche, aucune différence significative dans les fréquences de mutations somatiques n’a été constatée en fonction de l’épaisseur de la graisse mammaire. Bien qu’une SFT supérieure à 8,6 mm ait pu prédire certaines caractéristiques malignes avec une précision modérée, l’IMC a fourni des informations plus cohérentes sur plusieurs paramètres.

Ces conclusions soulignent l’intérêt d’intégrer l’IMC et les mesures de la graisse mammaire dans l’évaluation diagnostique par échographie. L’utilisation de ces marqueurs de composition corporelle pourrait aider les cliniciens à interpréter plus finement les images échographiques, en particulier chez les patientes présentant des facteurs de risque liés à l’obésité. Néanmoins, l’IMC demeure le prédicteur de malignité le plus puissant et le plus facilement accessible dans ce contexte.

Référence : Wang S et al. IMC et graisse sous-cutanée du sein : indicateurs potentiels pour le diagnostic échographique du cancer du sein ? J Ultrasound Med. 2025 ; est ce que je: 10.1002/jum.70096.

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