Home SantéRégime alimentaire et exercice physique : la combinaison clé qui réduit la graisse abdominale et protège la santé

Régime alimentaire et exercice physique : la combinaison clé qui réduit la graisse abdominale et protège la santé

by Sophie Martin

Adopter une alimentation équilibrée et pratiquer une activité physique régulière sont les clés pour réduire significativement la graisse abdominale et prévenir les maladies du foie, selon une vaste étude britannique. Les bénéfices sont d’autant plus importants lorsque ces deux changements de mode de vie sont adoptés simultanément.

L’étude, menée par l’Unité d’épidémiologie du Medical Research Council (MRC) de l’Université de Cambridge, a suivi 7 256 adultes britanniques issus de l’étude Fenland pendant sept ans. Les chercheurs ont évalué la qualité de l’alimentation, en privilégiant un modèle de type méditerranéen riche en fruits, légumes, céréales complètes, légumineuses, noix et huile d’olive, ainsi que les niveaux d’activité physique grâce à des capteurs portables.

Les résultats démontrent qu’une amélioration de l’alimentation et une augmentation de l’activité physique, même prises séparément, sont associées à une moindre prise de poids, à une réduction de la graisse totale et viscérale – la plus dangereuse pour la santé – et à une diminution du risque de troubles hépatiques liés à l’excès de graisse.

L’impact le plus notable a été observé chez les participants qui ont combiné une alimentation plus saine avec une activité physique accrue. Ce groupe a accumulé en moyenne 1,9 kg de graisse corporelle totale en moins et 150 g de graisse viscérale en moins sur la durée de l’étude, comparativement à ceux qui n’ont pas modifié leurs habitudes. Ces différences représentent environ 7 % de graisse totale et 16 % de graisse viscérale par rapport à leur niveau initial, selon les données de l’Université de Cambridge.

Les analyses, incluant des examens DEXA pour distinguer la masse grasse, musculaire et osseuse, ainsi que des échographies pour détecter la stéatose hépatique, ont confirmé que la réduction de la graisse viscérale reste significative même après prise en compte de l’indice de masse corporelle (IMC). Cela suggère que la graisse viscérale, stockée autour des organes abdominaux, est particulièrement sensible aux changements combinés de régime alimentaire et d’exercice, contrairement à la graisse sous-cutanée, moins nocive.

« Lorsque les gens parlent de changements de poids, ils se réfèrent généralement à un seul chiffre sur la balance. Mais toutes les pertes ou tous les gains de poids ne sont pas égaux », explique le Dr Shayan Aryannezhad, premier auteur de l’étude. Il souligne l’importance d’analyser la composition de la masse grasse et sa localisation, car certains types de graisses présentent un risque plus élevé pour la santé.

Nita Forouhi, auteure principale de l’étude, ajoute : « Nos recherches montrent que des améliorations alimentaires et une activité physique accrue à l’âge adulte peuvent aider à prévenir les maladies et à favoriser un vieillissement en meilleure santé. Il est bénéfique d’apporter de petits changements durables qui conduisent à une alimentation plus saine et à une plus grande dépense énergétique. »

Sur la base de ces conclusions, les auteurs recommandent que les politiques publiques facilitent l’accès à une alimentation saine et encouragent des environnements propices à l’activité physique, afin de réduire l’obésité et les maladies associées, et d’atténuer leurs conséquences sociales, psychologiques et sanitaires.

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