Home Technologie et scienceSanté mentale : Meta aurait dissimulé une étude sur les dommages psychologiques

Santé mentale : Meta aurait dissimulé une étude sur les dommages psychologiques

by Thomas Caron

Des documents judiciaires révèlent que Meta, la société mère de Facebook, aurait interrompu une étude interne qui démontrait un impact psychologique positif de ses plateformes. L’étude, menée en 2020, suggérait que l’utilisation modérée de Facebook et Instagram pouvait réduire les sentiments de dépression, d’anxiété et de solitude.

Le projet de recherche, baptisé “Project Mercury”, a évalué l’impact d’une semaine d’utilisation de Facebook et Instagram sur le bien-être des participants. Les résultats, selon les documents publiés vendredi aux États-Unis, indiquaient une « diminution des sentiments de dépression, d’anxiété, de solitude et une moindre pression de comparaison sociale » chez les utilisateurs.

Au lieu de rendre ces conclusions publiques, Meta a mis fin au projet. La société a justifié cette décision par des « déficiences méthodologiques » dans l’étude, selon un porte-parole. Ces révélations interviennent dans le cadre d’un recours collectif intenté par plusieurs districts scolaires américains contre Meta, Google, TikTok et Snapchat.

Les plaignants accusent Meta d’avoir délibérément négligé la sécurité des jeunes utilisateurs au profit de la croissance de sa base d’utilisateurs. Ils allèguent que des fonctions de protection ont été intentionnellement affaiblies et que des efforts pour lutter contre les abus en ligne ont été bloqués. Il est notamment reproché à l’entreprise de n’avoir supprimé un compte qu’après avoir reçu 17 signalements confirmés de tentatives d’initiation sexuelle.

Des déclarations attribuées au PDG de Meta, Mark Zuckerberg, suggèrent que la sécurité des enfants n’était pas sa priorité principale, son attention étant davantage concentrée sur le développement du métavers. Cependant, un porte-parole de Meta a qualifié ces allégations de « citations sorties de leur contexte et d’opinions fondées sur des informations erronées », affirmant que les mesures de sécurité de l’entreprise étaient efficaces.

Une audience sur cette affaire est prévue le 26 janvier devant le tribunal de district de Californie du Nord.

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