Publié le 2025-11-25 16:04:00. Une nouvelle étude révèle qu’un biomarqueur, la PCSK9, pourrait permettre un diagnostic plus précoce des maladies hépatiques auto-immunes, souvent difficiles à détecter à leurs débuts. Les chercheurs ont constaté des niveaux élevés de cette protéine, même en l’absence de symptômes cliniques évidents.
- Les taux de PCSK9 (proprotéine convertase subtilisine/kexine de type 9) sont systématiquement plus élevés chez les patients atteints de maladies hépatiques auto-immunes, quel que soit leur sexe, le stade de la fibrose ou la gravité des anomalies des tests hépatiques.
- La PCSK9 pourrait identifier une maladie hépatique auto-immune avec une sensibilité de 92 pour cent, même lorsque les marqueurs hépatiques standards sont normaux.
- L’étude distingue des profils diagnostiques spécifiques à chaque sexe : la PCSK9 est plus efficace pour identifier la cholangite biliaire primitive chez les femmes et la cholangite sclérosante primitive chez les hommes.
Les maladies hépatiques auto-immunes, telles que la cholangite sclérosante primitive, la cholangite biliaire primitive et l’hépatite auto-immune, sont des affections rares et complexes. Leur diagnostic précoce est crucial pour limiter les lésions hépatiques, mais il reste un défi pour les médecins. Une équipe de chercheurs a identifié un potentiel nouvel outil pour améliorer la détection de ces maladies : la PCSK9.
Largement connue pour son rôle dans la régulation du cholestérol, la PCSK9 a été étudiée chez 100 patients atteints d’une maladie hépatique auto-immune et comparée à 88 personnes en bonne santé. Les résultats, publiés dans Scientific Reports, montrent que les taux de PCSK9 sont significativement plus élevés dans tous les sous-types de maladies hépatiques auto-immunes, et ce, même lorsque les enzymes hépatiques traditionnelles se situent dans les limites de la normale. Une concentration de PCSK9 de 224 ng/mL a permis d’identifier une maladie hépatique auto-immune avec une sensibilité de 92 pour cent.
L’étude révèle également des nuances intéressantes en fonction du sexe. Chez les femmes, la PCSK9 s’est avérée particulièrement efficace pour distinguer la cholangite biliaire primitive des cas sains. Chez les hommes, c’est la cholangite sclérosante primitive qui était plus facilement identifiée grâce à ce biomarqueur. Cependant, les chercheurs précisent que les niveaux de PCSK9 ne semblent pas corrélés à la progression de la maladie, à la fibrose, au besoin de transplantation ou à la décompensation.
Bien que la PCSK9 ne soit pas destinée à remplacer les méthodes de diagnostic actuelles, les auteurs suggèrent qu’elle pourrait constituer un test complémentaire précieux dans les situations où une maladie auto-immune est suspectée, mais où les analyses standard ne fournissent pas de résultats concluants. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre les mécanismes biologiques qui expliquent l’augmentation de la PCSK9 et pour valider ces résultats sur des cohortes de patients plus importantes.
Référence
Mester P et coll. L’élévation systémique de PCSK9 caractérise les maladies hépatiques auto-immunes, quel que soit le sexe. Sci Rep. 2025;DOI:10.1038/s41598-025-28881-y.
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