Les réseaux sociaux, outils de connexion, peuvent parfois révéler des tensions insoupçonnées au sein d’amitiés. Une lectrice se questionne sur le comportement ambivalent d’une amie et cherche à comprendre les raisons de ce qui lui apparaît comme un désintérêt en ligne.
« J’ai un ami que je connais depuis quatre ans. Nous vivons dans une communauté réservée aux plus de 55 ans et venons de différentes régions du pays. Nous sommes un groupe de femmes qui se retrouvent régulièrement pour des sorties », explique-t-elle. Récemment, elle a ressenti une forme d’exclusion, sans parvenir à en identifier la cause. Ce qui la perturbe particulièrement, c’est l’absence de réaction de son amie à ses publications sur Facebook, alors que celle-ci est très active dans les commentaires et les encouragements auprès des autres.
« C’est peut-être stupide, mais je me demande pourquoi », confie-t-elle. Elle a constaté que son amie n’avait jamais réagi à ses messages, même pour son anniversaire. Malgré cela, elles continuent de collaborer au sein d’une association, se rendent mutuellement des visites et sont invitées aux mêmes événements. Cette situation crée une confusion et une gêne.
Selon un conseiller, il est important de relativiser l’importance accordée aux interactions en ligne. « Les plateformes de médias sociaux sont conçues pour refléter certains aspects des amitiés réelles, mais elles peuvent aussi mettre en évidence des situations et des sentiments qui n’ont pas d’équivalent dans la vie réelle », explique-t-il. Il souligne que l’algorithme de Facebook peut influencer la visibilité des publications et qu’il est possible que l’amie ne voie tout simplement pas les messages.
Il conseille de privilégier les interactions dans la vie réelle et, si la curiosité persiste, d’aborder le sujet directement avec son amie, en se concentrant sur la relation hors ligne. Ignorer les messages pourrait sembler puéril et inutile, surtout si l’amitié est importante.
Dans une autre question, une lectrice exprime son aversion pour la tradition des cadeaux de Noël, qu’elle juge superficielle et coûteuse. Elle préfère offrir des présents significatifs, choisis en fonction des goûts du destinataire, plutôt que de se conformer à une obligation sociale. De plus, elle associe cette période de l’année à des souvenirs douloureux liés à la rupture de son mariage il y a deux ans.
Elle se demande comment faire comprendre à sa famille et à ses amis qu’elle souhaite célébrer Noël de manière plus sobre, en se concentrant sur l’essentiel : le temps passé avec ses enfants et la dimension spirituelle de la fête. Elle redoute les demandes de listes de cadeaux et cherche une formulation qui lui permettra d’exprimer ses souhaits sans paraître ingrate.
Le conseiller suggère d’aborder la question avec franchise et honnêteté. « Ma relation aux cadeaux a changé tout comme ma vie a changé récemment. Donc, je n’ai pas de liste parce que, vraiment, la pensée me suffit. Je m’éloigne des cadeaux, du don et de la réception. J’espère que vous comprenez et savez que je tiens toujours à vous et vous souhaite bonne chance », propose-t-il comme exemple de formulation. Il suggère également de proposer de faire un don à une association caritative à la place d’un cadeau.
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