Home Santé[단독] « Rejeter un traitement de survie » à l’insu du patient et de sa famille… « Signé au nom d’une infirmière »

[단독] « Rejeter un traitement de survie » à l’insu du patient et de sa famille… « Signé au nom d’une infirmière »

by Sophie Martin

Une infirmière d’un hôpital universitaire a fait l’objet d’une enquête après avoir apparemment signé un formulaire de refus de traitement de survie (DNR, Do Not Resuscitate) au nom d’une patiente sans en informer sa famille. L’incident, révélé par le ministère de la Santé et des Affaires sociales, soulève des questions sur le consentement des patients et les procédures hospitalières.

L’affaire concerne Mme Kim, hospitalisée en août dernier pour une pneumonie. Son fils, M. Kim, avait commencé à remplir un formulaire concernant ses souhaits de fin de vie après que son médecin lui en ait fait la suggestion. « Je pensais qu’il s’agissait d’un simple consentement pour des examens et j’ai commencé à le remplir, croyant qu’il fallait l’accord de la famille », a-t-il expliqué. « Mais en discutant, j’ai réalisé que ce n’était pas le cas, alors j’ai dit non et je l’ai remis. »

Mme Kim a vu son état s’améliorer, mais est décédée subitement d’un arrêt cardiaque environ un mois après son admission. Le dossier médical indique que la patiente avait consenti à un DNR. L’enquête du ministère a révélé que le formulaire initialement rempli par M. Kim n’avait pas été rejeté, mais avait été transmis au service responsable des traitements de survie. C’est là qu’une infirmière a ajouté et signé une mention indiquant que la patiente ne souhaitait pas de réanimation.

Aucune procédure n’a été suivie pour confirmer les souhaits de la patiente ou de sa famille, ni pour les informer de cette décision. L’hôpital a été poursuivi par M. Kim, mais l’affaire a été classée sans suite, les enquêteurs n’ayant pu établir de lien de causalité direct entre l’arrêt des soins de survie et le décès de Mme Kim.

« C’est une blessure que ma famille ne pourra jamais surmonter », a déclaré M. Kim. « On a l’impression que, parce qu’elle était âgée et avait des problèmes de santé, on a simplement considéré que c’était ainsi qu’elle devait partir. »

Dans ses explications au ministère, l’hôpital a affirmé que la signature manquait sur le formulaire et qu’elle avait été ajoutée par l’infirmière pour compléter le document. Une action administrative contre l’hôpital est prévue. L’affaire souligne la nécessité de renforcer les processus de consentement des patients et de leurs familles lorsqu’ils envisagent de refuser un traitement de survie.

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