Publié le 12 décembre 2025 à 09h27. La dette américaine continue de susciter des inquiétudes, mais les experts estiment que le remboursement de la portion arrivant à échéance dans les prochaines années ne devrait pas poser de problème majeur, grâce à une forte demande des investisseurs.
- Environ un tiers de la dette américaine, soit près de 10 000 milliards de dollars, arrivera à échéance l’année prochaine.
- Les investisseurs actuels, y compris la Réserve fédérale, devraient réinvestir massivement dans ces obligations.
- La véritable préoccupation réside dans l’impact des dépenses publiques sur l’économie à long terme.
Une question récemment posée par un client a mis en lumière les préoccupations concernant la capacité des États-Unis à rembourser leur dette. Avec une dette totale du Trésor américain avoisinant les 30 000 milliards de dollars, l’échéance d’environ un tiers de cette somme dans les prochaines années représente un défi de taille, soit près de 10 000 milliards de dollars d’obligations du Trésor.
Cependant, les analystes tempèrent ces craintes. Actuellement, l’ensemble des 10 000 milliards de dollars de dette arrivant à échéance l’année prochaine est détenu par des investisseurs et la Réserve fédérale. Parmi ces investisseurs figurent les fonds du marché monétaire, les investisseurs à revenu fixe, les pays étrangers, les compagnies d’assurance, les particuliers et les entreprises. Beaucoup de ces acteurs sont tenus par la loi de détenir des bons du Trésor à court terme, ou en ont besoin pour leurs opérations, ou les préfèrent tout simplement. Par conséquent, il est fort probable qu’ils réinvestissent les fonds issus de ces obligations arrivant à échéance, assurant ainsi une demande équivalente au montant de la dette à renouveler.
Il est important de souligner que l’augmentation de la dette publique constitue un problème réel. Néanmoins, ce qui devrait préoccuper les investisseurs, selon les experts, est le volume de nouvelle dette que le Trésor émettra l’année prochaine. De plus, chaque dollar supplémentaire de dette publique a un effet multiplicateur négatif sur l’activité économique, réduisant en fin de compte la croissance. Ainsi, le remboursement d’une partie de la dette, ou la recherche d’acheteurs pour la nouvelle dette, ne sont pas considérés comme les principaux défis.
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Économie
Mise à jour sur les transactions sur le marché
Dans une note publiée hier, nous avons discuté des opportunités potentielles qui pourraient se présenter en 2026 dans les secteurs plus défensifs du marché. Nous avons commencé à ajuster nos modèles en réalisant des prises de bénéfices fiscales et en ajoutant certains titres plus défensifs, tels que MO, VZ, DIV et AES.
Comme nous l’avons souligné hier, la surperformance des actions de croissance par rapport aux valeurs traditionnelles crée une opportunité potentielle, en particulier compte tenu des valorisations élevées. Les estimations prévisionnelles (les plus optimistes) indiquent actuellement des rendements prévisionnels sur cinq ans en baisse. En ajoutant des actions à dividendes élevés, nous nous assurons une certaine rentabilité en attendant une éventuelle rotation du marché, tout en ajoutant une couche de protection à nos positions de croissance.
Bien qu’il n’y ait aucune garantie que 2026 verra une baisse des rendements, la surperformance massive des trois dernières années par rapport aux normes historiques augmente le risque. C’est pourquoi nous n’ajoutons actuellement que de petites positions défensives et n’opérons pas de « pari complet ». Ces actions nous offrent une base solide en cas de rotation du marché.
Quelque chose à considérer.
Les inscriptions de nouvelles maisons ont chuté de plus de deux ans
Jeudi, Redfin a rapporté une baisse de 1,7 % des inscriptions de nouvelles maisons par rapport à l’année précédente, la plus forte baisse enregistrée depuis plus de deux ans. Les vendeurs hésitent en raison de la faible demande des acheteurs et du ralentissement saisonnier. De plus, de nombreux vendeurs sont bloqués par des taux hypothécaires bas. Redfin a également signalé une baisse de 4,1 % des ventes de maisons en attente et un allongement de la durée moyenne de vente, à 51 jours. Les prix élevés, les taux hypothécaires, l’incertitude économique et la pénurie de logements incitent les acheteurs à la prudence.
Sentiment contre réalité
Le graphique ci-dessous, fourni par The Daily Shot, illustre un décalage entre le sentiment du marché et l’activité économique réelle. Les données concrètes se réfèrent à des indicateurs économiques réels, tels que les ventes au détail, l’indice des prix à la consommation (IPC), les ventes de logements et les demandes d’allocations chômage. Les données informelles sont issues d’enquêtes auprès des consommateurs et des entreprises, reflétant leur perception de l’économie.
Le sentiment des consommateurs s’est affaibli, tandis que l’activité économique a généralement progressé. Par exemple, la prévision du PIB NOW de la Fed d’Atlanta pour le troisième trimestre est proche de 4 %. Si cette prévision se concrétise, ce serait le taux de croissance le plus élevé depuis 2021. En parallèle, l’enquête sur le sentiment des consommateurs de l’Université du Michigan a atteint son niveau le plus bas depuis le début de l’étude en 1960.
Une telle divergence ne peut pas perdurer indéfiniment. En général, lorsque la confiance des consommateurs ou des entreprises est faible, ils réduisent leurs dépenses et leurs investissements, ce qui entraîne un ralentissement de l’activité économique. À l’avenir, soit le sentiment s’améliorera pour s’aligner sur l’activité économique, soit l’activité économique rattrapera le sentiment.
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