Home NouvellesLes survivants de la catastrophe affrontent le Nouvel An dans des refuges

Les survivants de la catastrophe affrontent le Nouvel An dans des refuges

by Nicolas Lefèvre

Publié le 28 décembre 2025 11:42:00. Des mois après deux catastrophes naturelles majeures, des centaines de familles à Cebu passent les fêtes de fin d’année loin de leurs foyers, dans l’attente de solutions de relogement permanentes qui tardent à se concrétiser.

  • Un tremblement de terre de magnitude 6,9 et le typhon Tino ont frappé Cebu en septembre et novembre 2025, causant d’importants dégâts et des pertes humaines.
  • De nombreux habitants, comme Glenda Lepasana à Bogo City et Monica Relatado à Talisay, vivent dans des abris de fortune ou des centres d’évacuation, confrontés à des conditions précaires.
  • Les plans de relogement sont en cours, mais leur mise en œuvre s’annonce longue, laissant les populations déplacées dans l’incertitude.

La province de Cebu est encore marquée par les stigmates des catastrophes qui l’ont frappée à l’automne 2025. Le 30 septembre, un tremblement de terre de magnitude 6,9 a secoué la région, suivi le 4 novembre par le passage dévastateur du typhon Tino. Ces deux événements ont causé des pertes humaines considérables et ont laissé des centaines de familles sans abri.

À Bogo City, Glenda Lepasana, 69 ans, a dû quitter sa maison, déclarée dangereuse en raison de sa proximité avec la faille de Bogo Bay. Elle a trouvé refuge chez sa nièce, mais l’incertitude plane sur son avenir.

« Il n’y a toujours pas de plan de relocalisation clair, ce qui me contraint à passer Noël et le Nouvel An loin de chez moi, alors que les répliques se poursuivent et que les fissures dans le sol s’aggravent. »

Glenda Lepasana, habitante de Bogo City

Les répliques continuent de se faire sentir, et les tempêtes qui ont suivi le tremblement de terre ont aggravé les dégâts, perturbant également l’activité de pêche locale, source de revenus essentielle pour la communauté.

La situation est similaire dans la ville de Talisay, où Monica Relatado a perdu sa maison lors des inondations provoquées par le débordement de la rivière Mananga, suite au passage du typhon Tino. Elle a également perdu son outil de travail, une machine à coudre, et se retrouve dans une situation précaire.

« Nous avons passé Noël et le Nouvel An ici parce qu’il n’y a pas d’endroit où rentrer chez nous. »

Monica Relatado, habitante de Talisay

Installée dans un centre d’évacuation, elle déplore le manque d’eau et d’installations sanitaires adéquates. Elle appelle les autorités à lui fournir du matériel pour construire un abri temporaire en attendant une solution de relogement durable.

Malgré les promesses des autorités, la mise en œuvre des plans de relogement s’avère complexe et prend du temps. Contactées par SunStar Cebu, les administrations locales concernées n’ont pas répondu aux demandes d’informations concernant l’avancement des opérations de relogement au moment de la publication de cet article.

Dans la ville de Cebu, Nora Arcillas a pris les devants en construisant un abri temporaire sur un terrain surélevé près de la rivière Butuanon, après que sa maison ait été emportée par des crues soudaines. Bien que les habitants aient été autorisés à reconstruire, la sécurité du site reste une préoccupation. Nora Arcillas a dû contracter un prêt pour financer cette construction provisoire, dans l’espoir d’une solution permanente qui, selon une réunion municipale en décembre, pourrait encore prendre plusieurs années à se concrétiser dans le Barangay Budlaan.

Manucure de profession, elle espère que la nouvelle année apportera enfin un foyer stable et sûr, loin des dangers des inondations.

You may also like

Leave a Comment