Publié le 30 décembre 2025 à 21h23. L’année 2025 a été marquée par des bouleversements économiques majeurs, de la politique tarifaire agressive de Donald Trump à une panne électrique inédite en Espagne, en passant par les avancées de l’intelligence artificielle et l’essor de nouvelles tendances de consommation.
- Le mot de l’année en espagnol, « tarifs », reflète la politique protectionniste menée par l’ancien président américain Donald Trump.
- Une panne électrique généralisée a touché l’Espagne fin avril, mettant en lumière la vulnérabilité du système électrique national.
- La Chine a réalisé une percée significative dans le domaine de l’intelligence artificielle, développant une IA performante malgré les restrictions d’accès aux puces Nvidia.
L’année 2025 a vu le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, et avec lui, une politique économique axée sur les droits de douane. Dès son élection en novembre 2024, les marchés anticipaient une intensification des tensions commerciales, notamment avec la Chine et le Mexique, partenaires commerciaux des États-Unis dans le cadre de l’accord États-Unis-Mexique-Canada (AEUMC). Le 2 avril, Trump a proclamé un « Jour de la Libération », annonçant l’imposition de tarifs douaniers à tous les « partenaires déloyaux » qu’il accuse de causer un déficit commercial colossal et de « voler d’innombrables emplois américains ».
Cette décision marque une rupture avec la politique de libre-échange qui a prévalu depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les analyses historiques confirment que le protectionnisme conduit généralement à une augmentation des prix, à la destruction d’emplois et à un ralentissement de la croissance économique mondiale en raison de la contraction du commerce international.
Parallèlement, l’Espagne a été confrontée à une crise énergétique majeure le 28 avril, avec une panne générale qui a plongé le pays dans l’obscurité. Cet incident a révélé la complexité du système électrique, qui repose sur une chaîne d’acteurs allant des producteurs d’énergie aux distributeurs, en passant par les transporteurs et les entreprises de commercialisation. L’électricité est produite à partir de diverses sources – nucléaire, énergies renouvelables, énergies fossiles – et converge sur un marché où les coûts de production varient considérablement. La gestion de l’équilibre entre l’offre et la demande, ainsi que la sécurisation de l’approvisionnement, apparaissent comme des défis majeurs, d’autant plus que la numérisation et la demande croissante d’énergie exigent une infrastructure robuste.
La question de l’énergie nucléaire, stable et continue, a refait surface dans ce contexte, malgré les risques de contamination à long terme.
Sur le front technologique, la Chine a réalisé une avancée notable en matière d’intelligence artificielle. Malgré l’absence d’accès aux puces Nvidia, la société DeepSeek a réussi à développer une IA performante avec des ressources limitées. Cette innovation soulève la question d’une potentielle nouvelle bulle technologique, similaire à celle des entreprises « dotcom » au début des années 2000. Les analystes s’interrogent sur la pérennité de cette croissance, alors que les actions Nvidia ont multiplié leur valeur par 13 depuis le début de 2023. Une correction des prix pourrait survenir lorsque les investisseurs prendront conscience d’une éventuelle surévaluation de certains actifs.
Dans le secteur de la consommation, l’année 2025 a été marquée par l’essor fulgurant des poupées Labubu, passées de produits de niche pour passionnés à objets de désir pour les fashionistas. Ce phénomène a permis à Wang Ning, propriétaire de Pop Mart, de voir ses actifs augmenter de 20 milliards de dollars. Le secteur du luxe a également connu des remises en question, avec des inquiétudes liées à l’affaiblissement des économies asiatiques et à la remise en cause de la relation qualité-prix par l’influence de plateformes comme TikTok. L’importance de la « valeur intangible » – marque, histoire, origine, valeurs – est ainsi réaffirmée, permettant à certains produits de rester désirables malgré des attributs tangibles modestes.
Le Prix Nobel d’économie 2025 a été attribué à Joel Mokyr, Philippe Aghion et Peter Howitt pour leurs travaux sur l’innovation et la croissance économique. Leur recherche met en évidence le rôle de la curiosité, des idées et de la confiance dans le progrès comme moteurs du développement économique. Aghion et Howitt ont démontré que les économies qui encouragent l’innovation et la prise de risque sont les plus dynamiques, et que ce soutien se traduit par un bien-être à long terme.
L’entrepreneuriat, quant à lui, nécessite un équilibre entre créativité, expérience et tolérance au risque. Les stéréotypes sociaux et le genre jouent également un rôle, l’entrepreneuriat étant souvent associé à des traits masculins. Le succès d’un projet entrepreneurial dépend également de la capacité à convaincre les investisseurs potentiels, en particulier lors de campagnes de financement participatif, où les signaux émis par les investisseurs expérimentés influencent les décisions des petits investisseurs. La sagesse collective joue donc un rôle important dans ce type de financement.
On espère que l’année 2026 apportera un apaisement sur le front des droits de douane et des guerres commerciales, et que la créativité et l’innovation continueront à stimuler le développement économique des pays.
¡Féliz 2026 !
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