Home SantéLes principaux virus émergents qui seront sous surveillance scientifique en 2026, selon un chercheur

Les principaux virus émergents qui seront sous surveillance scientifique en 2026, selon un chercheur

by Sophie Martin

Publié le 6 janvier 2026 09h06. Face à la menace croissante de nouvelles épidémies, un expert en maladies infectieuses alerte sur la nécessité d’une surveillance scientifique accrue en 2026, notamment concernant la grippe aviaire H5N1 et le virus mpox.

  • Le virus H5N1 de la grippe aviaire, capable de muter et d’infecter diverses espèces animales, est considéré comme un risque majeur.
  • Une transmission du virus H5N1 de la volaille aux bovins laitiers a été détectée aux États-Unis, avec des cas de transmission à l’homme suscitant des inquiétudes.
  • Le virus mpox, bien qu’ayant connu une baisse des cas après l’épidémie mondiale de 2022, présente une recrudescence de la lignée I en Afrique centrale et des cas isolés aux États-Unis.

Le Dr Patrick Jackson, spécialiste des maladies infectieuses, souligne l’importance d’une surveillance épidémiologique renforcée pour anticiper et prévenir les futures pandémies. Dans une chronique publiée dans le Washington Post, il met en garde contre l’émergence de menaces inattendues, en plus des agents pathogènes déjà connus.

Outre le H5N1, le chercheur de l’Université de Virginie met en évidence le virus de l’Oropouche, transmis par les moustiques et les moucherons piqueurs, qui s’étend au-delà de son foyer traditionnel en Amazonie et touche désormais l’Amérique du Sud, l’Amérique centrale et les Caraïbes. Les symptômes, bien que généralement bénins (fièvre, maux de tête, douleurs musculaires), peuvent persister ou réapparaître, et il n’existe actuellement ni traitement ni vaccin spécifique.

La transmission du virus H5N1 à des troupeaux de bovins laitiers aux États-Unis, signalée en 2024, a particulièrement préoccupé les autorités sanitaires. Des études menées par les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) ont confirmé plusieurs cas de transmission de la vache à l’homme, soulevant la crainte d’une adaptation du virus à la transmission interhumaine. Les vaccins antigrippaux actuels ne confèrent probablement pas de protection contre ce sous-type de H5N1, ce qui incite les scientifiques à développer de nouveaux vaccins ciblés.

Le virus mpox, anciennement connu sous le nom de variole du singe, reste également une source de préoccupation. Bien qu’identifié dès les années 1950 et longtemps confiné à l’Afrique subsaharienne, il s’est propagé dans plus de 100 pays en 2022. Deux principales lignées coexistent : la lignée I, généralement plus virulente, et la lignée II, qui provoque des symptômes plus légers. Si les cas ont diminué après l’épidémie mondiale, la lignée II persiste à l’échelle internationale, tandis qu’une recrudescence de la lignée I est observée en Afrique centrale. Quatre cas de lignée I ont été confirmés aux États-Unis depuis août 2025, concernant des personnes n’ayant pas voyagé en Afrique.

Enfin, le Dr Jackson attire l’attention sur la résurgence de la rougeole, liée à la baisse des taux de vaccination, et sur les inquiétudes concernant l’interruption des ressources internationales allouées à la lutte contre le VIH, malgré l’existence de thérapies efficaces. Il souligne que les changements environnementaux et l’augmentation de la mobilité humaine favorisent l’émergence de nouveaux virus, rendant indispensable une surveillance attentive et des stratégies flexibles pour identifier et contenir les menaces émergentes. La compréhension des interactions entre la santé humaine, animale et l’environnement est essentielle pour relever les défis de la surveillance des maladies à l’échelle mondiale.

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.