Home NouvellesCubadébat

Cubadébat

by Nicolas Lefèvre

Publié le 2026-01-10 21:53:00. Après huit jours de détention de leurs dirigeants, les Vénézuéliens manifestent massivement dans les rues de Caracas, dénonçant une violation de leur souveraineté et exigeant le retour de Nicolás Maduro et de Cilia Flores.

  • Des milliers de personnes ont défilé à Caracas pour protester contre l’enlèvement du président Maduro et de son épouse.
  • Les manifestants dénoncent une ingérence américaine et une atteinte à la souveraineté vénézuélienne.
  • Des mobilisations similaires ont lieu à l’étranger, notamment au Royaume-Uni et en Italie.

Une nouvelle vague de protestations a déferlé ce vendredi dans les rues de Caracas, alors que le huitième jour s’achevait depuis l’enlèvement du président constitutionnel Nicolás Maduro et de la Première Dame, Cilia Flores, par les forces américaines. Des milliers de personnes, composées de mouvements sociaux, de travailleurs et de membres de la communauté, ont convergé vers le siège de l’Assemblée nationale, formant une véritable marée rouge en signe de résistance.

Sous le slogan « Le Venezuela ne se rend pas », l’avenue Universidad est devenue le cœur battant de cette mobilisation nationale. Les manifestants exigent non seulement la libération immédiate de leurs dirigeants, mais dénoncent également avec véhémence ce qu’ils considèrent comme une violation flagrante de la souveraineté et des droits de l’homme par l’administration américaine depuis le 3 janvier dernier.

Parallèlement à ces manifestations de grande ampleur, des actions de force menées par des jeunes ont renforcé un climat d’agitation populaire qui s’étend désormais à l’ensemble des 23 États et du District de la Capitale. L’organisation des communes sur l’ensemble du territoire national est jugée essentielle pour maintenir la cohésion sociale et défendre les institutions face à ce qui est perçu comme une offensive impérialiste.

Pour les participants, la présence active dans la rue est perçue comme la meilleure garantie de protection de la Révolution bolivarienne et de la légitimité du mandat populaire obtenu pour la période 2025-2031. Les mouvements sociaux ont affirmé qu’ils ne cesseront leurs actions que lorsque leurs dirigeants seront de retour au palais de Miraflores, réaffirmant une loyauté inébranlable face aux menaces persistantes dans la région.

La marche a également été l’occasion de condamner l’attaque contre un centre de distribution de soins de santé à La Guaira, où la destruction de fournitures médicales est qualifiée de crime de guerre. Les manifestants soulignent que l’agression de Washington ne fait pas de distinction et affecte directement les populations les plus vulnérables, dépendantes du système de santé publique.

Cette prise de conscience des conséquences de l’impérialisme a permis d’unir des secteurs qui n’avaient pas participé activement auparavant, insufflant une nouvelle détermination à la défense de la patrie contre ce qu’ils considèrent comme une attaque inhumaine et criminelle.

En fin de journée, devant le Palais Législatif Fédéral, les porte-parole des manifestants ont réaffirmé leur détermination à maintenir la mobilisation tant que la liberté de leurs dirigeants ne sera pas rétablie. L’unité civilo-militaire, pilier fondamental du processus bolivarien, s’est manifestée avec force dans chaque slogan et chaque drapeau brandi.

Pendant ce temps, la présidente en charge, Delcy Rodríguez, dirige la Commission de haut niveau chargée de dénoncer l’enlèvement auprès des instances internationales, bénéficiant du soutien populaire exprimé dans les rues. Lors d’un déploiement à Miranda, elle a appelé à promouvoir la production nationale et à garantir des prix solidaires, soulignant que « l’industrie agroalimentaire, les agriculteurs et les pêcheurs ont rejoint l’union productive pour garantir l’approvisionnement de la population ».

Des manifestations de solidarité ont également eu lieu à l’étranger. Au Royaume-Uni, des mouvements sociaux et des organisations populaires ont rejeté l’interventionnisme et les menaces de guerre contre le Venezuela. En Italie, des manifestations ont eu lieu à Rome et Turin, dénonçant l’attaque américaine et exigeant la libération de Maduro et Flores.

(Avec les informations de TéléSur)

You may also like

Leave a Comment