Les forces armées américaines ont mené des frappes qui ont détruit cinq pétroliers iraniens dans le golfe d’Oman et près de l’île de Kharg, selon les informations communiquées par le commandement central des États-Unis. L’intervention de l’armée américaine fait suite à des tentatives d’attaques menées par le Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC) contre un navire de guerre américain à deux reprises au cours de la période précédente, selon Nbcnews.
Les États-Unis coulent cinq pétroliers iraniens après des attaques contre des navires de guerre
Les quatre premiers transporteurs de pétrole touchés sont le M/T Kaviz, le M/T Charminar, le M/T Horizon 1 et le M/T Riesco dans le golfe d’Oman, tandis que le cinquième, le M/T Derya, a été visé près de l’île de Kharg. Les forces américaines ont donné l’ordre aux équipages d’évacuer les navires avant que ceux-ci ne soient frappés et rendus inopérants. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a déclaré lors d’un déplacement en Colombie que Washington ne reculera pas et que pour chaque tentative de frappe contre des navires américains, l’Iran perdra des pétroliers.
Riposte de l’Iran contre une base militaire en Jordanie et des navires dans le détroit d’Hormuz
En représailles aux frappes américaines, l’Iran a déclaré avoir attaqué dix navires près du détroit d’Hormuz, comprenant deux bâtiments américains et huit pétroliers. L’IRGC a également affirmé avoir tiré des missiles balistiques sur la base militaire d’Al-Azraq, en Jordanie, utilisée par les forces américaines. L’armée jordanienne a indiqué de son côté que ses défenses aériennes ont engagé 20 missiles balistiques, réussissant à en intercepter et à en détruire 18, tandis que deux missiles ont chuté dans des zones non peuplées sans faire de victimes.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a condamné les opérations américaines sur ses pétroliers et a justifié l’attaque contre les infrastructures en Jordanie en raison du soutien de ce pays aux actions militaires des États-Unis. Auparavant, le chef d’état-major des forces armées iraniennes, Ali Abdollahi, avait prévenu que Téhéran frapperait les installations militaires américaines dans la région si les pétroliers iraniens étaient pris pour cible.
Impacts sur les marchés pétroliers et le transport maritime international
Cette escalade marquée des hostilités a provoqué des répercussions immédiates sur les marchés mondiaux de l’énergie. Le cours du pétrole brut Brent de référence internationale a dépassé les 100 dollars le baril pour la première fois depuis le mois de juillet. Aux États-Unis, le prix moyen de détail du carburant diesel a atteint un nouveau record historique au-dessus de 5,94 dollars le gallon.

Le détroit d’Hormuz, qui acheminait environ 20 % du pétrole mondial avant le conflit, demeure le principal théâtre d’affrontements où les deux belligérants ciblent les navires de transport. Washington applique un blocus sur les ports iraniens tout en tentant d’escorter certains pétroliers, alors que Téhéran cherche à imposer ses propres routes de navigation dans ce passage stratégique.