La Nouvelle-Zélande s’engage dans une transformation numérique majeure de son système de santé. Le gouvernement a annoncé un plan d’investissement pluriannuel visant à moderniser les infrastructures hospitalières et à améliorer la coordination des soins.
Le ministre de la Santé a dévoilé un programme sur dix ans pour convertir 65 % des hôpitaux néo-zélandais, actuellement fonctionnant avec des dossiers papier, vers des systèmes entièrement numériques. Ce plan ambitieux prévoit la mise en place d’un dossier médical numérique national unifié, permettant un accès plus rapide et sécurisé aux informations des patients pour les professionnels de santé. Il inclut également le développement d’une surveillance à distance des patients, un système national de radiologie et un renforcement significatif de la cybersécurité pour protéger les données sensibles.
Par ailleurs, des interrogations subsistent quant à la transparence financière de l’organisation américaine HIMSS, une association professionnelle de santé. Des lecteurs ont soulevé des questions concernant la solvabilité de HIMSS après la vente de sa conférence mondiale à Informa, ainsi que sur la méthode de comptabilisation de ses membres, notamment en ce qui concerne les adhésions collectives à tarif réduit. Selon certaines informations, des systèmes de santé peuvent s’inscrire pour un coût annuel fixe de seulement 5 000 $ (environ 7 300 €), donnant accès à un nombre illimité de membres individuels.
Des inquiétudes ont également été exprimées concernant le non-dépôt des formulaires fiscaux 990 de HIMSS auprès de l’IRS (Internal Revenue Service) pour les exercices 2022, 2023 et 2024, malgré l’obligation légale pour les associations à but non lucratif de le faire. HIMSS n’a pas fourni d’explications à ce sujet, malgré des demandes répétées. De plus, plusieurs postes clés au sein de l’organisation, notamment celui de directrice financière et de directrice juridique, ont été vacants récemment.
En marge de ces actualités, le Bureau de la concurrence du Canada enquête sur Well Health Technologies, craignant que ses récentes acquisitions, notamment Healwell AI et Orion Health Holdings, ne réduisent la concurrence sur le marché de la transcription assistée par intelligence artificielle. De son côté, la FDA (Food and Drug Administration) a accordé une autorisation à Rapid AI pour cinq nouveaux modules d’imagerie intégrés à sa plateforme Rapid Enterprise.
Enfin, la Maison Blanche a lancé la Mission Genesis, une initiative nationale visant à exploiter le potentiel de l’intelligence artificielle pour accélérer la recherche scientifique. Wolters Kluwer Santé a également annoncé l’intégration de Lexidrug à son IA Expert UpToDate.