Publié le 24 septembre 2025. Des recherches récentes suggèrent que les personnes ayant récemment arrêté de fumer pourraient ressentir une douleur accrue après une intervention chirurgicale et nécessiter des doses plus importantes d’analgésiques. Une étude chinoise pointe du doigt des modifications dans l’activité cérébrale comme facteur possible.
- Une étude menée en Chine a révélé que les patients ayant arrêté de fumer dans le mois précédant une hépatectomie partielle signalaient une sensibilité à la douleur plus élevée que les non-fumeurs.
- L’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) au repos a mis en évidence des différences d’activité cérébrale entre les anciens fumeurs et les non-fumeurs.
- L’étude a porté sur 60 hommes ayant subi une hépatectomie partielle, divisés en deux groupes : 30 anciens fumeurs et 30 non-fumeurs.
Des patients ayant récemment cessé de fumer pourraient être plus susceptibles de souffrir après une opération et avoir besoin de plus de médicaments contre la douleur. C’est la conclusion d’une étude prospective menée en Chine et dont les résultats ont été publiés dans le Journal des neurosciences. Les chercheurs ont observé des changements fonctionnels dans certaines zones du cerveau qui pourraient expliquer cette sensibilité accrue.
L’étude a inclus 60 hommes ayant subi une hépatectomie partielle – une ablation partielle du foie. Les participants ont été répartis en deux groupes : 30 fumeurs ayant arrêté de fumer au cours du mois précédent l’intervention, et 30 hommes n’ayant jamais fumé. Les chercheurs ont collecté des données sur leurs antécédents médicaux, leurs habitudes tabagiques et leurs niveaux de douleur après l’opération. En parallèle, une imagerie par résonance magnétique fonctionnelle au repos (IRMf) a été réalisée pour analyser l’activité cérébrale des participants.
Les résultats ont montré que les anciens fumeurs rapportaient des niveaux de douleur significativement plus élevés et nécessitaient des doses plus importantes d’analgésiques que les non-fumeurs. L’analyse des données IRMf a révélé des différences dans l’activité de certaines régions du cerveau, suggérant que le sevrage tabagique pourrait induire des modifications neurologiques affectant la perception de la douleur.
Les chercheurs n’ont pas précisé les régions cérébrales impliquées, mais indiquent que ces changements pourraient expliquer la sensibilité accrue à la douleur observée chez les anciens fumeurs. L’étude souligne l’importance de prendre en compte les antécédents tabagiques des patients lors de la planification d’interventions chirurgicales et de la gestion de la douleur postopératoire. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre les mécanismes sous-jacents et identifier des stratégies pour atténuer la douleur chez les patients ayant récemment arrêté de fumer.
Pour plus d’informations sur les études publiées dans le Journal des neurosciences, vous pouvez consulter le site du journal.