La répression contre l’opposition cubaine s’intensifie, avec des coupures d’accès à internet visant deux figures de proue du mouvement. Berta Soler et Ángel Moya sont privés de connexion depuis dimanche midi, une action dénoncée comme une nouvelle tentative d’isolement par le régime de La Havane.
María Cristina Labrada, membre des Dames en Blanc, a directement accusé le gouvernement cubain et l’entreprise de télécommunications ETECSA d’être responsables de ces interruptions. À ce stade, la seule possibilité de communiquer avec Soler et Moya réside par l’intermédiaire de leur ligne téléphonique fixe.
Ces restrictions surviennent quelques jours après l’arrestation de la leader des Dames en Blanc, le 2 janvier. Elle avait été interpellée alors qu’elle se rendait à la messe de la Paix à la Cathédrale de La Havane. Selon une image diffusée par Ángel Moya, Berta Soler avait été appréhendée à Lawton par deux agents en civil.
Après plusieurs heures de détention au commissariat de la rue Aguilera, dans la capitale, la leader des Dames en Blanc a finalement été libérée vers 19 heures le même jour. Par ailleurs, la situation sur l’île s’est tendue suite à la récente capture du président vénézuélien Nicolás Maduro.
Des militants et des opposants sont désormais soumis à une surveillance accrue et voient leur liberté de mouvement restreinte. Le régime cubain semble déterminé à empêcher ces opposants de quitter leur domicile dans les prochains jours, une stratégie qui pourrait être liée aux événements survenus au Venezuela, un allié clé de La Havane.
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