Publié le 5 janvier 2026. Les autorités sanitaires américaines autorisent désormais les femmes à s’auto-tester pour détecter le virus du papillome humain (VPH), une avancée majeure visant à améliorer l’accès au dépistage du cancer du col de l’utérus.
- À partir du 5 janvier 2026, les femmes pourront effectuer elles-mêmes un prélèvement vaginal pour un test de dépistage du VPH à haut risque (hrHPV).
- Ce test pourra être réalisé en toute confidentialité dans le cabinet d’un professionnel de santé ou à domicile grâce à des kits approuvés par la FDA.
- Cette nouvelle politique vise à réduire les obstacles au dépistage, notamment l’inconfort lié aux examens pelviens et les difficultés d’accès aux soins.
La Health Resources and Services Administration (HRSA), une agence fédérale du ministère américain de la Santé et des Services sociaux, a annoncé ce jour une mise à jour significative de ses recommandations en matière de prévention du cancer du col de l’utérus. C’est la première fois que les directives de la HRSA incluent l’auto-collecte comme option de dépistage.
Cette évolution répond à un enjeu de santé publique majeur : améliorer l’accès au dépistage et réduire les inégalités. Les examens pelviens peuvent être une source d’appréhension pour certaines femmes, et l’éloignement géographique ou les contraintes de temps peuvent rendre le dépistage difficile. L’auto-collecte offre une alternative plus accessible et plus confortable.
Selon les auteurs d’une publication parue aujourd’hui dans le Journal of the American Medical Association :
« Le dépistage du cancer du col de l’utérus est très efficace pour détecter les cancers précancéreux et à un stade précoce chez les femmes qui subissent le dépistage recommandé. »
Auteurs de l’étude
Ils ajoutent :
« L’auto-collecte pour le dépistage du hrHPV constitue une avancée importante et innovante dans la lutte contre le cancer du col de l’utérus et a le potentiel d’augmenter les taux de dépistage et de sauver des vies. »
Auteurs de l’étude
La HRSA souligne que cette nouvelle approche, combinée à l’absence de frais à la charge des patientes pour ce type de dépistage, représente un pas important vers une meilleure santé des femmes à travers les États-Unis.
En complément du dépistage, les vaccins contre le VPH sont disponibles dans les cliniques et pharmacies américaines et constituent une mesure de prévention essentielle.
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