Publié le 3 novembre 2025 à 08h57. Des mesures de sécurité renforcées ont été déployées aux points de passage de la frontière transcarpathienne après qu’un individu a franchi illégalement la frontière à bord d’un véhicule, forçant un barrage et s’enfuyant en Hongrie.
- Des blocs de béton ont été installés aux points de contrôle pour empêcher de nouvelles intrusions.
- Le Service national des frontières (SBDS) utilise des dispositifs de ralentissement et de blocage pour dissuader les tentatives de passage illégal.
- L’usage d’armes à feu par les gardes-frontières est strictement encadré et réservé aux situations de menace directe pour la vie.
Suite à un incident survenu la semaine dernière au point de contrôle de Velyka Palad, où un automobiliste a violemment percuté les barrières avant de s’échapper en Hongrie, les autorités frontalières ont renforcé les dispositifs de sécurité. Selon Andreï Demchenko, porte-parole du SBDS, des blocs de béton ont été positionnés sur la chaussée, signalés par des rubans bicolores, afin de rendre plus difficile le franchissement illégal de la frontière.
« Les tentatives de franchissement de la frontière ne sont pas isolées, » a déclaré M. Demchenko lors d’une intervention télévisée. « Très souvent, des individus tentent de passer, que ce soit aux points de contrôle ou à proximité, en endommageant parfois les infrastructures. Le SBDS et les services compétents s’efforcent donc constamment d’améliorer la sécurité de ces zones. »
Il a précisé que l’installation de ces obstacles vise à déployer « des dispositifs de ralentissement, des bloqueurs et d’autres structures pouvant être utilisées aux points de contrôle » pour prévenir les passages non autorisés. Interrogé sur la possibilité pour les gardes-frontières d’utiliser des moyens plus contraignants, tels que des dispositifs d’immobilisation des véhicules ou des barrages routiers, M. Demchenko a souligné que le recours à la force armée n’est autorisé que dans des circonstances exceptionnelles.
« Un garde-frontière ne peut utiliser des armes que s’il existe une menace pour la vie et la santé des personnes. »
Andreï Demchenko, porte-parole du Service national des frontières
Avant d’en arriver là, a-t-il expliqué, les postes frontières privilégient l’utilisation de « moyens de ralentissement ou de dispositifs susceptibles d’endommager les roues du véhicule et de l’empêcher de progresser. »
Contexte : Cet incident intervient dans un contexte de vigilance accrue aux frontières, alors que les autorités s’efforcent de contrôler les flux migratoires et de lutter contre les activités illégales.
