Leeds a prouvé qu’il ne fallait jamais enterrer une tactique trop vite. Après avoir semblé abandonner son traditionnel 4-3-3, le club a renoué avec ce schéma lors de son match nul 2-2 contre Sunderland, affichant l’un de ses meilleurs jeux de la saison.
L’évolution tactique vers un 3-5-2 avait redonné confiance à l’équipe, mais le retour forcé au 4-3-3 suite à la blessure de Joe Rodon n’a pas freiné l’ascension des Whites. Le coach Daniel Farke avait minimisé l’importance du système avant le coup d’envoi, insistant sur le rôle des joueurs, et a vu ses prédictions se confirmer sur le terrain.
Les joueurs, auparavant hésitants, ont affiché une nouvelle assurance à Sunderland. L’égalisation, fruit d’une action collective impliquant tous les joueurs, en témoigne. « C’est une action dont Pep Guardiola aurait été fier », souligne l’analyse. Le 4-3-3, qui n’avait auparavant permis de marquer que 11 buts en 12 matchs, s’est révélé particulièrement efficace pour percer la défense de Sunderland.
Dominic Calvert-Lewin, qui avait bénéficié de la présence d’un partenaire en attaque avec le passage au 3-5-2, n’a pas été isolé pour autant. Noah Okafor a retrouvé son poste sur l’aile, tandis que Brenden Aaronson a apporté un soutien offensif précieux, avec 15 touches de balle dans la surface de Sunderland.
L’ampleur de la blessure de Joe Rodon déterminera si Leeds poursuivra sur cette lancée ou reviendra à son système initial, qui lui avait rapporté huit points et marqué 11 buts lors de ses quatre derniers matchs. Quoi qu’il en soit, le 4-3-3 reste une option viable, à condition que les joueurs de Farke aient la confiance nécessaire pour l’exploiter pleinement.
Par ailleurs, Archie Gray confirme son potentiel. A seulement 19 ans, il a déjà disputé 112 matchs professionnels. Remplaçant polyvalent la saison dernière, il s’impose désormais au milieu de terrain. Thomas Frank, son entraîneur, a salué sa progression : « Je pense qu’Archie grandit. » Il a également souligné sa capacité à rebondir après son erreur face à Nottingham Forest.
À l’inverse, Jean-Philippe Mateta traverse une période difficile. L’attaquant français n’a pas marqué lors de ses sept derniers matchs. Bien qu’il ait été crucial pour Crystal Palace durant une grande partie de l’année, il semble en perte de vitesse. Oliver Glasner, son entraîneur, a cependant minimisé ses difficultés : « Bien sûr, vous avez besoin de votre attaquant pour marquer des buts, mais JP en a marqué beaucoup depuis mon arrivée. » Le manque de soutien offensif de ses coéquipiers, Justin Devenny et Yeremy Pino, pourrait expliquer ses difficultés.
Enfin, l’absence de Simon Adingra lors de la dernière Coupe d’Afrique des Nations pourrait s’avérer bénéfique pour Sunderland. Le milieu de terrain ivoirien, qui avait été élu meilleur jeune joueur de la compétition il y a deux ans, n’avait pas réussi à s’imposer à Brighton. Mais, titularisé face à Leeds, il a marqué un but et délivré une passe décisive, démontrant son potentiel. Son entraîneur, Regis Le Bris, a souligné l’importance de la confiance : « Le parcours d’un footballeur professionnel est fait de hauts et de bas. »
