Les contrats à terme sur l’argent connaissent une volatilité accrue cette semaine, tiraillés entre les tensions géopolitiques au Venezuela et les incertitudes entourant les négociations de cessez-le-feu en Ukraine. Après une forte hausse alimentée par la demande d’actifs refuges, les investisseurs semblent désormais plus prudents, ce qui pourrait entraîner une correction à court terme.
L’ouverture de la séance d’aujourd’hui, à 82,20 $, a été suivie de fluctuations importantes, avec un plus haut à 82,45 $ et un plus bas à 78,12 $. À l’heure actuelle, les contrats à terme sur l’argent se négocient à 79,68 $, luttant pour maintenir un niveau de support crucial à 79,70 $. Une cassure de ce seuil pourrait déclencher une nouvelle vague de ventes.
Cette instabilité fait suite à une semaine agitée. Lundi, l’annonce du président vénézuélien Nicolás Maduro avait provoqué un bond initial, malgré une clôture en baisse vendredi dernier, sous le niveau de support significatif de 71,43 $ (après avoir atteint un plus haut de 74,24 $). La situation a été relancée par une déclaration du président américain Donald Trump, qui a affirmé que le Venezuela « céderait » jusqu’à 50 milliards de barils de pétrole (à leur valeur marchande) après le renversement et la capture de Nicolás Maduro. Cette annonce pourrait signaler un début d’apaisement, bien que la communauté internationale continue de condamner l’arrestation du président vénézuélien.
Parallèlement, les marchés suivent de près l’évolution des négociations pour un cessez-le-feu entre la Russie et l’Ukraine. Les États-Unis ont apporté leur soutien mardi à une large coalition de pays européens en s’engageant à fournir des garanties de sécurité à Kiev, lors d’un sommet organisé à Paris. Washington s’est également dit prêt à assurer la surveillance et la vérification d’un éventuel accord de cessez-le-feu. Cependant, Moscou se montre pour l’instant peu disposé à entamer des discussions sérieuses, et le conflit entre la Russie et l’Ukraine entre dans sa cinquième année.
Un cessez-le-feu potentiel pourrait entraîner la levée des sanctions américaines contre Moscou, augmentant ainsi l’offre de pétrole sur le marché. Un tel scénario renforcerait la pression à la baisse sur l’argent, et pourrait même pousser les contrats à terme sous le niveau de support de la moyenne mobile à 20 jours (70,61 $), si les contrats ne parviennent pas à maintenir le support immédiat de la moyenne mobile à 9 jours (75,25 $) lors de la séance actuelle.
Bien que les contrats à terme sur l’argent aient bénéficié de la dynamique observée sur le marché de l’or en 2025, en raison de la recherche d’actifs refuges, ils se négocient actuellement à des niveaux supérieurs aux records atteints le 20 octobre 2025, tandis que les contrats à terme sur l’or évoluent juste en dessous de leur plus haut du 20 octobre.
Enfin, le ratio or-argent se situe actuellement autour de 55,91, un niveau non vu depuis 2013, et pourrait tester les plus bas de 2011, lorsque les contrats à terme sur l’argent se négociaient à 28 $ (contre 1 666 $ pour l’or).
Avertissement : Les lecteurs sont invités à prendre toute position sur les contrats à terme sur l’argent à leurs propres risques, cette analyse étant basée uniquement sur des observations.