Caracas a été le théâtre de funérailles militaires mercredi 7 janvier 2026, en hommage aux soldats vénézuéliens tués lors de l’opération américaine qui a mené à la capture de l’ancien président Nicolás Maduro et de son épouse, Cilia Flores. L’intervention, qui s’est déroulée dans la nuit du samedi 3 janvier, a déclenché des combats et fait de nombreuses victimes.
Au moins 24 officiers vénézuéliens ont péri lors de l’opération, selon l’armée vénézuélienne. Le ministre de l’Intérieur, Diosdado Cabello, a quant à lui affirmé que le bilan total s’élève à au moins 100 morts et un nombre similaire de blessés, sans toutefois préciser la répartition entre civils, militaires et nationalités. Cuba a également fait état de la mort de 32 militaires et policiers cubains présents au Venezuela.
La cérémonie funéraire, qui s’est déroulée dans un cimetière de la capitale, a rassemblé familles endeuillées et militaires en deuil. Des porteurs ont porté les cercueils drapés du drapeau vénézuélien devant des rangées d’officiers en uniforme, tandis qu’un orchestre militaire jouait un requiem. Une salve d’armes à feu a salué la descente des cercueils dans le sol.
« Merci de les avoir laissés embrasser une carrière militaire », a déclaré le commandant Rafael Murillo aux familles présentes. L’armée vénézuélienne a publié un message sur Instagram affirmant que « leur sang versé n’appelle pas vengeance, mais justice et force » et réaffirmant son engagement à « sauver notre président légitime, démanteler complètement les groupes terroristes opérant depuis l’étranger et veiller à ce que des événements tels que ceux-ci ne souillent plus jamais notre sol souverain ».
L’opération américaine visait à transférer M. Maduro et Mme Flores à New York pour y être jugés pour des accusations liées au trafic de drogue. Les deux accusés ont plaidé non coupables devant un tribunal américain lundi 5 janvier 2026. À la suite de ces événements, le président par intérim Delcy Rodríguez a décrété une période de deuil national de sept jours. Le procureur général vénézuélien, Tarek William Saab, a annoncé l’ouverture d’une enquête pour déterminer si les décès constituent un crime de guerre.