Home SantéAu Sommet mondial de la santé, les parlementaires du monde entier rencontrent leurs partenaires pour renforcer le leadership politique dans la lutte contre le sida

Au Sommet mondial de la santé, les parlementaires du monde entier rencontrent leurs partenaires pour renforcer le leadership politique dans la lutte contre le sida

by Sophie Martin

Publié le 13 octobre 2025 18:42:00. Des parlementaires du monde entier se sont réunis à Berlin, en marge du Sommet mondial de la santé, pour réaffirmer leur engagement dans la lutte contre le sida et plaider pour un financement accru et une approche axée sur les droits humains.

  • Les parlementaires insistent sur la nécessité d’un engagement mondial renouvelé pour atteindre l’objectif de mettre fin au sida d’ici 2030.
  • L’accès aux nouveaux traitements préventifs, comme les médicaments injectables à action prolongée, est jugé crucial pour freiner l’épidémie.
  • La lutte contre les inégalités structurelles et la protection des populations vulnérables, notamment les personnes LGBTQ+, sont au cœur des discussions.

Le Sommet mondial de la santé a été le théâtre d’un appel pressant à l’action lancé par des législateurs venus d’une dizaine de pays, dont l’Allemagne, le Lesotho, le Libéria et les États-Unis. Organisé par l’ONUSIDA, UNITE – Réseau des parlementaires pour la santé mondiale, le Global Equality Caucus et STOPAIDS, sous l’égide de la Plateforme parlementaire mondiale sur le VIH et le SIDA, cet événement a mis en lumière le rôle essentiel des parlementaires dans la mobilisation de la volonté politique et la promotion de l’équité en matière d’accès aux soins.

Selon Winnie Byanyima, Directrice exécutive de l’ONUSIDA, les parlementaires sont des acteurs clés dans la lutte contre le sida depuis longtemps.

« Les parlementaires sont depuis longtemps une pierre angulaire des efforts internationaux visant à mettre fin au sida, en poussant à des efforts visant à garantir un financement substantiel, une expertise technique et un plaidoyer politique pour garantir un accès équitable aux services de traitement et de prévention du VIH qui sauvent des vies »

Winnie Byanyima, Directrice exécutive de l’ONUSIDA

Elle a souligné l’importance des partenariats avec les gouvernements qui placent les droits humains et l’équité au centre de leurs priorités.

Les participants ont insisté sur la nécessité de renforcer la coopération entre les pays du Nord et du Sud et de renouveler les engagements financiers pour la recherche et la mise en œuvre de programmes de prévention et de traitement. Le Dr Guilherme Duarte, directeur exécutif d’UNITE, a rappelé que la riposte au VIH au cours des trente dernières années offre des leçons précieuses en matière de santé mondiale.

« Au cours des 30 dernières années, la riposte au VIH a offert l’une des plus grandes leçons en matière de santé mondiale. Aujourd’hui, les parlementaires détiennent à la fois la responsabilité et le pouvoir de faire progresser et de revitaliser cette riposte. Ce dialogue réaffirme et renforce cet engagement »

Dr Guilherme Duarte, directeur exécutif d’UNITE

Un point crucial soulevé lors des discussions concerne l’accès aux médicaments injectables à action prolongée, qui se sont révélés efficaces pour prévenir les nouvelles infections au VIH. L’ONUSIDA estime que si 20 millions de personnes qui en ont le plus besoin – notamment les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les professionnel(le)s du sexe, les consommateurs de drogues injectables et les jeunes femmes et adolescentes en Afrique subsaharienne – y avaient accès, cela pourrait considérablement réduire le nombre de nouvelles infections et accélérer les progrès vers la fin du sida d’ici 2030.

Mike Podmore, PDG de STOPAIDS, a mis en garde contre les risques liés à la réduction de l’aide au développement, qui pourrait compromettre les avancées réalisées.

« Des médicaments révolutionnaires comme le Lénacapavir ont créé la possibilité très réelle de mettre fin au sida en tant que menace pour la santé publique d’ici 2030 »

Mike Podmore, PDG de STOPAIDS

Il a souligné le rôle essentiel des parlementaires dans la pression exercée sur leurs gouvernements pour qu’ils investissent dans la lutte contre le sida.

Aron le Fèvre, directeur exécutif du Global Equality Caucus, a rappelé que la lutte contre le VIH doit accorder une attention particulière aux communautés marginalisées, notamment les personnes LGBTQ+.

« Une réponse équitable au VIH devrait rester une priorité clé dans les actions des gouvernements pour faire face à l’impact disproportionné du VIH sur les communautés marginalisées, telles que les personnes LGBT+ »

Aron le Fèvre, directeur exécutif du Global Equality Caucus

Il a insisté sur l’importance de la responsabilisation des gouvernements et du rôle des plateformes parlementaires dans le plaidoyer politique.

Alors que le Sommet mondial de la santé se poursuit, l’ONUSIDA continuera de plaider pour un leadership politique fort, une coopération internationale renforcée et une approche centrée sur les droits humains dans la lutte contre le sida. Pour en savoir plus sur les actions de l’ONUSIDA, consultez unaids.org.

À propos de l’ONUSIDA : Le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA) a pour vision un monde sans nouvelle infection au VIH, sans discrimination et sans décès lié au sida. L’ONUSIDA unit les efforts de 11 organisations des Nations Unies – HCR, UNICEF, PAM, PNUD, FNUAP, ONUDC, ONU Femmes, OIT, UNESCO, OMS et Banque mondiale – et collabore étroitement avec des partenaires mondiaux et nationaux pour mettre fin à l’épidémie de sida d’ici 2030, conformément aux objectifs de développement durable.

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